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Libreville/ mairies d’arrondissements: Les maires privés de moyens politiques

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La mairie de Libreville/©DR

Un conflit larvé, qui ne dit pas son nom, serait-il d’actualité entre les mairies d’arrondissements et la mairie centrale de Libreville ? À cette question, on est tenté de répondre par l’affirmative. Et pour cause,  dans les  arrondissements, certains maires ne manquent plus de montrer leur désapprobation quant à la privation de moyens dont ils font l’objet de la part de la mairie centrale. Situation qui les fait tirer indéfiniment le diable par la queue.

Certes, le maire central n’a pas les prérogatives d’accorder officiellement les fonds politiques à ses adjoints ou aux collègues des arrondissements, néanmoins les recettes issues de l’office des mariages devraient permettre aux maires des arrondissements de disposer des petits fonds leur permettant de faire face à la demande sociale. Ce fut le cas, dit-on,  à l’époque du maire Rose Christiane Ossouka Raponda. A cette époque,  jamais les maires d’arrondissements ne s’étaient autant plaints.

 Des sources dignes de foi,  il serait quasiment interdit, par le maire de Libreville, qu’une quelconque recette profite aux collègues des arrondissements. Les mêmes sources indiquent que toutes les recettes collectées, y compris par les mairies d’arrondissements,  prendraient la direction de l’Hôtel de ville qui les gérerait sans partage et sans possibilité de contrôle. Les maires d’arrondissements, du moins la plus part d’entre eux, exceptés, ceux ayant des rapports particuliers avec le maire de Libreville, broieraient du noir, depuis leur prise de fonction.  A tel point que nombreux en sont à regretter d’avoir accepté d’occuper une fonction extrêmement vorace en demande sociale.

Majoritairement issus du PDG, les maires des arrondissements de Libreville recevraient en moyenne 5 à 10 militants par jour,  avec des sollicitations aussi divers que variées.  Faute de moyens politiques,  ces élus locaux sont contraints de partager leurs maigres émoluments mensuels pour répondre au chapelet de sollicitations.

Un sacerdoce devenu intenable, aux dires des proches de ces élus locaux. Interpellé sur la question par les collègues en détresse, le maire central n’y aurait jamais prêté une oreille attentive. Ce qui n’est pas pour assainir  les rapports entre ce dernier et ses collègues d’arrondissements. Surtout lorsque ces derniers relèvent l’opulence dont jouirait le maire central. Pendant ce temps,  les maires d’arrondissements sont réduits à se disputer les clandos avec leurs administrés, au point qu’il soit plus possible de dénombrer un seul trait de tendresse sur leurs visages amers.

Décidément,  la mandature actuelle de l’équipe municipale de la commune de Libreville est loin de connaître l’apaisement.

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