Accueil Politique Libreville : les priorités de Léandre Nzué

Libreville : les priorités de Léandre Nzué

PARTAGER
Matha habillant Léandre Zué dans es nouveaux habits de maire de Libreville/©pyramidmédiagabon

Le 13ème maire de la cité-capitale a, au cours de la cérémonie solennelle de passation de service et d’installation, pris des engagements allant dans le sens de la transformation de la ville et d’un changement de méthode dans la gestion des ressources.

Il y avait une grande foule hier à l’Hôtel de Ville de Libreville. Agents, parents des élus, administrés, chefs de quartiers, notables de différents quartiers, mais aussi une grande partie du gotha institutionnel en tête duquel se trouvaient le Premier ministre Julien Nkoghé Békalé, le président de l’Assemblée nationale Faustin Boukoubi, le 1er vice-président du Sénat Léonard Andjembé, le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur, de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation, de la Sécurité publique, chargé de la Citoyenneté et de l’Immigration Lambert-Noël Matha, le Gouverneur de la province de l’Estuaire Rigobert Ikambouayat Ndéka, ainsi que des anciens maires de Libreville, à savoir Claude Damas Ozimo, André-Dieudonné Berre, Alexandre Ayo Barro et Jean-François Ntoutoume Emane. Seul Paul Mba Abessole, invité comme les autres anciens édiles de la ville, n’a pas répondu présent. Pour sa part, concerné au plus haut point, le Parti démocratique gabonais (PDG), car Léandre Nzué est un militant éminent de cette formation politique, était représenté par le n°2 de ce parti Eric Dodo Bounguendza, tandis que l’animation folklorique était assurée par le groupe socio-culturel Nkol-Engong.

Après la passation de service proprement dite dans les bureaux de l’institution, toutes les personnes concernées se sont retrouvées sous les tentes dressées à cette occasion. Trois allocutions ont ponctué cette cérémonie. D’abord celle du maire sortant de la commune Rose-Christiane Ossouka Raponda qui a fait le bilan de son mandat, mettant en exergue notamment le compte créditeur de 25 milliards de francs qu’elle laisse pour la Mairie sur les livres du Trésor Public, la réhabilitation du cadre de travail (même si tout cela n’est pas achevé, car il y a encore des plafonds à faire et des coups de peinture et de vernis à ajouter), l’embellissement paysager des grands boulevards et la rénovation du centre culturel Concorde de Glass,…

Lutter contre l’incivisme sous toutes ses formes

Ensuite, le maire entrant a tenu à adresser ses sincères remerciements au  »Distingué Camarade Président » de son parti pour le choix porté sur sa personne pour conduire aux destinées de la cité-capitale. Puis, il a énuméré les priorités de son mandat. Léandre Nzué a en effet annoncé s’être fixé pour objectif principal de  »rendre Libreville propre, belle, attrayante et prospère ».  »C’est pourquoi je vais m’attaquer avec détermination à la question de l’insalubrité, à l’incivisme sous toutes ses formes, à l’occupation anarchique du domaine municipal, et notamment des trottoirs, aux nuisances sonores qui troublent en permanence la quiétude des populations ».

Autre engagement fort du nouveau maire de la capitale gabonaise : le dialogue social. Le successeur de Rose-Christiane Ossouka Raponda affirme que  »la concertation sociale, aussi bien avec les agents et leurs organisations représentatives qu’avec les administrés, sera mon instrument privilégié de la conduite des changements que je veux impulser ». Léandre Nzué a pris d’autres engagements, notamment ceux liés à la qualité de la vie à Libreville et à l’amélioration du service à rendre aux usagers. Au-delà de son appartenance au PDG, Léandre Nzué a déclaré qu’il est  »le maire de tous le Librevillois ». Un discours clair et net de moins de 10 minutes qui montre bien la détermination du nouveau maire à passer rapidement à l’action.

 »Je suis le maire de tous les Librevillois, et la concertation sociale sera l’instrument privilégié de la conduite des changements que je veux impulser »

Par la suite, le ministre d’Etat Lambert Matha a pris le soin, après avoir renouvelé ses félicitations au nouveau maire de Libreville et à tout le bureau du conseil municipal, de préciser que les collectivités locales jouissent de l’autonomie de gestion administrative et financière et qu’elles s’administrent librement. Les textes fixent, a-t-il ajouté, le rôle de la puissance publique et celui des collectivités locales, ainsi que celui des collectivités locales entre elles.  »A ce titre, a-t-il souligné, il appartient aux autorités locales elles-mêmes de déterminer et de définir la nature, les objectifs et les moyens nécessaires à l’action qu’elles auraient à mener à la tête de cette municipalité ». Dans son costume trois-pièces de couleur bleu ciel, comme pour souhaiter bon vent aux élus installés, Lambert Matha expliqué les modalités liées à la décentralisation.

Un fait majeur a retenu l’attention des observateurs : les agents de la mairie n’ont pas acclamé le maire sortant au moment où celle-ci quittait l’hôtel de ville, comme cela s’était fait il y a cinq ans lors du départ de Jean-François Ntoutoume Emane. Pourtant, la plupart d’entre eux disent qu’elle y a donné le meilleur d’elle-même.

PARTAGER