Les rêves brisés de : Radegonde Djenno, John Joseph Nambo, Ndoungou Lékambo,...

Les rêves brisés de : Radegonde Djenno, John Joseph Nambo, Ndoungou Lékambo, Philibert Andjembé et consorts A Démocratie Nouvelle, on se dit « soulagés »

104
0
PARTAGER

En relisant, très attentivement, le communiqué final rendu public par le Secrétaire national à la communication, Porte-parole de DN, et l’interview accordée à l’un de ses ex vice-présidents, Radegonde Djenno, par le journal ‘’Le Temps’’ puis en écoutant les raisons qui les ont amenés, elle, et trois autres membres directoire dudit parti à démissionner, il apparait clairement que tous ne parlent pas du même sujet, et que manifestement, l’acte posé était prémédité. De deux choses l’une, ou Madame Djenno et ses compagnons, devenus des électrons libres, n’ont pour référence, rien que ce qui est écrit dans les colonnes du quotidien pro- gouvernemental « l’union », ou alors ils font preuve de très mauvaise foi, au risque de prendre des vessies pour des lanternes. Et on les comprend, certains d’entre eux, sinon tous avaient déjà vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, en rêvant de siéger en conseils de ministres dans un gouvernement constitué par Jean Ping, au cas où la victoire de l’élection présidentielle ne lui aurait été volée par Ali Bongo Ondimba. Avec d’autres membres du Bureau national de DN, ne s’appelait-on pas déjà et prématurément : « Madame le ministre, Monsieur le ministre » ? Madame Djenno ne commençait-elle pas à constituer des dossiers du département ministériel qu’elle convoitait, celui de la santé et des affaires sociales ? Madame Annick Bouma en sait quelque chose, elle à qui elle avait confié cette délicate mission

De sources DN donc, et à la lecture du communiqué final susmentionné, en dehors des divers, il yavait deux principaux points inscrits à l’ordre du jour du récent Bureau National : la présentation de la feuille de route du dialogue politique national telle que conçue par le Parti ; et le renforcement des instances du Parti

S’agissant plus particulièrement de ce deuxième point, on peut lire dans le communiqué final : « le deuxième point à l’ordre du jour concernait le renforcement des instances du Parti. Créé il y a neuf (9) mois avant l’élection présidentielle, notre parti continue sa structuration en renforçant et en consolidant ses organes de direction ». Puis, viennent ces propositions : « c’est ainsi que conformément à l’article 9 de ses statuts, le Bureau National a proposé la nomination, aux postes de Vices –présidents, les Patriotes : Simon Mengome Atome, Alfred Yeyet, Mathieu Obame Etoughe et Gervais Amogho ». Il est précisé que : « ces propositions seront très prochainement entérinées par le Bureau politique, seule instance habiletée à prendre de telles décisions entre deux congrès »

Nous avons voulu en savoir plus à propos de cet article 9.En parcourant les statuts de DN, on constate qu’il énonce : «  le directoire du Parti est composé du Président et des Vices- Présidents ». Ce qui signifie qu’en raison des nécessités de service, le Parti peut s’en doter.

 Du coup, au niveau de DN, l’on se demande « si Radegonde et ses compagnons ont lu le communiqué final suscité, et surtout, s’ils se sont bien imprégnés des Statuts et règlement intérieur du parti qu’ils viennent de quitter sur la pointe des pieds ? »

 Effectivement, en lisant ce communiqué final, on n’y trouve aucune trace des mots « exclusion », « éviction » ou « remplacement »

Toujours à DN, on se demande également «  s’il fallait attendre qu’ils libèrent d’abord le Gabon, en allant pique-niquer, chaque jour, au bord de la piscine de la résidence privée de Jean Ping, avant de relancer les activités du parti ? »

 Et, ajoute- t-on : « certes, c’est vrai que lors de son congrès des 27 et 28 avril 2016, à peine sorti des fonts baptismaux, le parti avait voté une motion de soutien à la candidature de Jean Ping. Mais ce que Djenno et consorts oublient de relever, c’est que cette motion de soutien ne mentionnait nulle part que DN cesserait d’exister une fois Jean Ping élu ou pas à l’élection présidentielle qui s’annonçait ».

  « Il y a là une divergence de fond entre ceux qui ont cru que DN n’était qu’un simple comité de soutien de la campagne du candidat Jean Ping, et ceux qui en faisaient un parti dont les ambitions ne se limitaient pas à la seule élection présidentielle du 27 août 2016 dernier. Et ce sont les premiers qui ont continué à tenir des réunions, au nom de DN, au domicile privé de Jean Ping, militant du Parti gabonais du progrès, cependant que le parti dispose de son propre siège », renchérit-on.

 Et à propos d’une sortie de la crise postélectorale actuelle,  toujours à DN, on estime qu’ «  il est du droit et de la liberté de Madame Djenno et ses compagnons de penser que l’élection présidentielle continue, qu’elle n’est pas derrière nous .Mais il est tout aussi légitime qu’une écrasante majorité des membres du Bureau National du parti de soutienne le contraire »

La petite zone de turbulence que traverse donc DN ne s’inscrit-elle pas dans la même logique des autres formations politiques qui se créent au Gabon depuis le retour au multipartisme en 1990. Sans substrat idéologique, c’est-à-dire sans valeurs communes à partager, des femmes et des hommes d’horizons divers se retrouvent pour donner naissance à des partis politiques aux ossatures organisationnellestrès fragiles et qui cèdent au moindre couac. D’où le vagabondage et le pèlerinage politique de certains de leurs membres.

Ceux qui viennent de claquer la porte de DN en sont une parfaite illustration. En moins de deux ans, Madame Djenno et John Joseph Nambo par exemple, ont fait leurs classes dans l’Union nationale, puis au sein des  «  Souverainistes », avant de faire une virée de  9 mois dans Démocratie Nouvelle, d’où ils viennent d’en partir pour d’autres horizons.

Concernant plus particulièrement Madame Radegonde Djenno, il faut relever ici qu’elle excelle en matière de vagabondage politique. Proche de Jean Eyeghe Ndong jusqu’en 2010, elle l’avait abandonné pour se rapprocher d’André Mba Obame qui avait, à l’époque, le vent en poupe.   Elle s’était retrouvée dans le « gouvernement alternatif » que ce dernier constitua après avoir prêté serment, et se mit effectivement dans la peau d’un ministre. Elle prétend que les militants de DN sont « essentiellement issus de ses comités de soutien au président Jean Ping ». Elle qui avait été dans les bagages de René Ndemezo’Obiang, au cours la tournée que DN a effectué dans le Woleu-Ntem, ne s’était-elle pas rendu compte du niveau d’engouement et du degré de mobilisation des populations du septentrion sous la houlette de son président et pour la cause de Jean Ping ? Dans le département du Ntem plus précisément, elle a assisté aux meetings de la commune de Bitam, du district de Meyo-Kyé, d’Eboro, de Meyo–Ntem, étaient-ce les militants de ses comités de soutien qui s’étaient mobilisés ?

En réalité, Madame Djenno et ses compagnons ont fait cette virée dans DN, non en raison de leurs convictions politiques,  mais parce qu’uniquement guidés par leurs ambitions personnelles.Et pour certains d’entre eux, ces ambitions personnelles sont doublées de considérations régionalistes, ethniques, tribales, claniques, voire familiales.

 Ils ont vu malheureusement leurs rêves brisés par le coup d’Etat électoral perpétré le 31 août dernier par Ali Bongo Ondimba et ses « pouvoiristes ». Du coup, traumatisés, ils refusent d’admettre qu’il n’y aura point un 3è tour de l’élection présidentielle

Kare Back

 

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE