Accueil Politique Législatives : un retard pour surprendre l’opposition ?

Législatives : un retard pour surprendre l’opposition ?

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Les législatives et locales partielles, le vote est prévu pour le 10 août prochain/(c)DR.

 Au niveau de l’opposition ayant décidé de prendre part aux élections législatives avenir, c’est l’impatience totale, d’autant plus que la date de ce rendez-vous électoral est toujours inconnue, malgré la mise en place du Centre Gabonais des Élections, il y a plus de trois mois. Du coup, ce retard ressemble plutôt à un complot organisé par les tenants du pouvoir pour surprendre l’opposition.

Au cours d’une conférence de presse organisée au siège du Rassemblement Héritage et Modernité, Alexandre Barro Chambrier, le président de cette formation politique de l’opposition, a dit tout le mal qu’il pense de ce retard pris par le gouvernement à organiser ce scrutin, alors même que  le Centre gabonais des élections a été mis en place, il y a plus de trois mois. « Après le cafouillage  de l’opération de révision de la liste électorale, le gouvernement, sans donner la moindre idée sur la suite  des opérations, s’est muré dans un silence coupable ».

Il faut dire que pour le Rassemblement héritage et modernité, malgré la mise en place du CGE, qui est pourtant censé donner les dates de ces élections, la faute revient forcement au gouvernement, car le CGE doit communiquer les dates avec l’accord du ministère de l’intérieur. Du coup, c’est l’impatience chez certains partis ayant décidé de prendre part aux élections, car cette attitude du pouvoir vise à surprendre l’opposition. «  C’est à croire que le pouvoir redoute la tenue de ces élections et cherche à surprendre l’opposition en organisant  le scrutin dans la précipitation.»      

Mais, malgré toutes tentatives de tricherie qui seraient à l’origine de ce retard, le RHM, indique que toutes « ces manœuvres sont vouées à l’échec. Le peuple gabonais aspire  au changement et à l’alternance. Il est déterminé  à rééditer  son vote d’août 2016 en sanctionnant massivement la majorité PDG qui a étalé au grand jour son échec dans la conduite des affaires publiques ».

Pour le RHM, cette détermination s’exprimera, quelque soit le moment retenu et quelque soit les  combinaisons envisagées.

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