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Législatives 2018: Blaise Louembet, pour la première fois, sera sur la ligne de départ à Koulamoutou

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Cela ne fait plus l’ombre d’un doute : pour la première fois depuis qu’il s’est lancé en politique, l’ancien ministre d’Omar et d’Ali Bongo va solliciter l’investiture de son parti pour le siège de la ville de Koulamoutou, chef-lieu du département de la Lolo-Bouenguidi. L’ouverture d’une antenne de sa permanence politique à Okala, dans le nord de Libreville, en est la preuve manifeste.

L’ancien ministre sera de la course. Membre du Comité permanent du Bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG) depuis avril 2016, à la suite de la démission de Guy Nzouba Ndama du parti de Louis, Blaise Louembet se prépare pour les prochaines législatives. Après l’ouverture il y a quelques mois d’une permanence politique à Koulamoutou, il vient de mettre en place une antenne de cette permanence à Libreville. Elle va lui servir de réunir régulièrement ses proches avant qu’ils se rendent  »sur le terrain », la seule réalité qui vaille en politique !

Au cours de ces élections législatives dont des indiscrétions laissent entendre qu’elles se dérouleront entre le 25 août (1er tour) et le 8 septembre prochain (2ème tour), s’il n’est pas bousculé par la nouvelle ministre PDG de la Pêche et de la Mer, Clémence Loupdy, originaire comme lui de la localité, Blaise Louembet devrait affronter le leader du parti Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama, qui quitte son fief habituel du canton Lolo-Wagna dans le département de la Lolo-Bouenguidi pour la commune de Koulamoutou.

Même si une nébuleuse d’étoiles de moindre grandeur ne désespère pas de jouer un rôle au cours de ces législatives dans la commune de Koulamoutou, parce qu’elles visent un score de figuration pour les uns, une candidature de témoignage pour d’autres ou une situation  »monnayable » en vue du second tour, il n’en demeure pas moins que les projecteurs seront fixés sur deux hommes qui, après s’être tant aimés, ont fini par se détester : Guy Nzouba Ndama, 72 ans le 16 juillet prochain, et Blaise Louembet, 58 ans.

Au-delà de leurs clans respectifs et de leurs partis politiques, cette bataille concerne le contrôle de la ville de Koulamoutou pour les élections législatives, et pour les prochaines, notamment les élections municipales de cette fin d’année. C’est pour tout cela que Blaise Louembet a sacrifié, à la curiosité de l’opinion, en ouvrant une annexe de sa permanence politique à Libreville, dans le quartier Okala, sur les lieux ayant abrité le siège de la chaîne privée de télévision, Kanal 7.

Sorti du gouvernement le 4 mai dernier, après y avoir figuré pendant neuf ans et sept mois, Blaise Louembet n’est pas du genre à se mettre  »en réserve de la République ». Membre du Comité permanent du Bureau Politique du PDG, il se sent irrésistiblement attiré par la politique. Sur le plan politique justement, on peut parler pour lui d’une généalogie politique qui part de Jean-Stanislas Migolet à son oncle Martin-Fidèle Magnaga, ancien ministre et actuel Sénateur de Koulamoutou.

Mais cet héritage peut aussi constituer son point faible. Le fait que Martin-Fidèle Magnaga soit déjà le Sénateur de la ville pourrait porter préjudice à l’ancien TPG lors de ces élections à venir, face à ceux qui refusent de tout donner à la même famille à Koulamoutou. Guy Nzouba Ndama, dont on connaît l’emprise sur ce terrain et la proximité avec les populations de sa région, et qui mène une pré-campagne discrète à Koulamoutou devrait être un os, un adversaire insurmontable, pour Blaise Louembet. L’ancien président de l’Assemblée nationale en sera à sa sixième élection législative, même si cette fois, il s’agit d’une zone où il ne s’est jamais présenté, il a le bénéfice de la maîtrise du terrain politique.

 

 

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