Le dialogue et les solutions cosmétiques

Le dialogue et les solutions cosmétiques

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Les participants au dialogue d'Ali Bongo

Au départ, le fameux comité ad-hoc mis en place pour préparer le dialogue politique inclusif et sans tabou d’Ali Bongo, avait cinq jours pour apprêter ces assises. Puis, on a constaté que le délai a été largement dépassé. Vraisemblablement, ceux qui ont initié le dialogue n’acceptent pas certains termes.  Vous avez dit dialogue sans Tabou ?

Apparemment, ceux qui se sont empressés d’aller parler de réformes institutionnelles à un pouvoir qui doit sa survie aux armes, s’en mordent aujourd’hui les doigts. Du coup, au lieu de reconnaitre que leur approche ne servira à rien, en dehors de prolonger le bail du dictateur, ils s’en prennent au menu fretin qu’ils considèrent comme des faucons qui tentent de boycotter le dialogue.  Pour qui connait le fonctionnement de ce système, qui ne veut rien céder lorsque ses intérêts sont menacés, il est inconcevable de se faire berner une fois de plus, une fois de trop, sauf à croire que les ‘’dialogueurs’’ vont pour leurs petits intérêts, notamment la distribution de quelques strapontins et prébendes, au sortir du conclave, pour donner l’impression, comme lors des ‘’Accords de Paris’’, que la démocratie gabonaise connaîtrait  finalement son véritable décollage. Du bluff !

De ce dialogue, ne sortiront que des solutions cosmétiques qui ont fait le succès de la longévité du pouvoir des Bongo. Un fauteuil qu’ils gardent jalousement, quitte à bombarder le quartier général des rivaux politiques et à tuer, sinon à enfermer tous ceux qui s’opposent à leur régime.

Aux antipodes donc de l’expression du plus grand nombre de Gabonais qui estiment que cinquante ans des Bongo ça suffit ! Et qu’une alternance telle qu’exprimée le 26 août dernier, redonnerait un souffle nouveau, un espoir aux populations dont le quotidien devient, chaque jour qui passe, un véritable supplice : Droits de l’Homme bafoué ;  Justice aux ordres ; humiliation et autres violations.

Pour conclure, quelques questions aux ’’ dialogueurs’’ : comment expliquer que le système qui appelle à un dialogue inclusif et sans tabou refuse de négocier avec les partenaires sociaux, afin de trouver des solutions durables dans les secteurs vitaux de la vie de la Nation ? Pourquoi, tout en appelant au dialogue, ce système fait systématiquement recours à la force et aux décisions arbitraires, tel que cela se passe actuellement dans le secteur éducatif gabonais ?

JYN

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