Accueil Politique L’Afrique finira-t-elle avec les coups d’Etat ?

L’Afrique finira-t-elle avec les coups d’Etat ?

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Qu’est-ce qui risque de se passer, si la fameuse Communauté internationale, dans son hypocrisie légendaire continue de regarder en spectateur, à défaut de se limiter aux simples condamnations et autres vaines menaces, face à certains dictateurs africains qui manipulent les constitutions, truquent les élections, tuent, torturent, emprisonnent tous azimuts les citoyens qui ont des opinions opposées aux pouvoirs établis ?

Cette interrogation mérite son pesant d’or, suite aux massacres perpétrés ces derniers jours par le pouvoir de Kinshasa (RDC).Sachant que son deuxième mandat a pris fin depuis 2016 et que constitutionnellement, il ne peut plus se présenter, Joseph Kabila et sa bande d’assoiffés de pouvoir, à l’instar de plusieurs potentats établis en Afrique, notamment en Afrique centrale où l’alternance est toujours impossible, tirent à balles réelles jusqu’à violer les franchises de l’Eglise. Ce, au nez et à la barbe d’une Communauté internationale plus encline à soutenir cette barbarie des temps modernes.
Qu’adviendrait-il, si cette complicité entre les dictatures africaines et la fameuse Communauté internationale continue son bonhomme de chemin ? Comment les populations africaines pourraient réagir face à cette somme d’injustices, de confiscation des libertés, et, surtout des tueries, tortures, emprisonnement arbitraires… ?
En effet, pour mettre un terme à la kyrielle de coups d’Etat (89) qu’a connus le continent noir et qui ont occasionné l’assassinat d’une vingtaine de Chefs d’Etat, des milliers de morts et des millions de déplacés, la Communauté internationale à travers l’Union Africaine, avait décidé d’arrêter l’escalade. En prenant des dispositions qui ne reconnaissaient plus aucun pouvoir issu d’un coup d’Etat. Plusieurs années après cette exigence, nombre de pays africains vivent d’autres formes de coups d’Etat, avec des modifications systématiques des Constitutions, des élections reconnues truquées par les observateurs internationaux, les tueries, des enlèvements, des agressions physiques et des emprisonnements arbitraires.
Quid des libertés et de la démocratie ? La Communauté internationale et les pays occidentaux s’en moquent éperdument. L’essentiel pour eux est que les dictateurs qui pillent et tuent allègrement leur garantissent le pillage des ressources naturelles dont regorgent plusieurs pays africains.
Mais gare au réveil des peuples opprimés.

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