La nécessité d’une assistance internationale pour la Cour Constitutionnelle

La nécessité d’une assistance internationale pour la Cour Constitutionnelle

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L’Union Africaine a proposé à la Cour Constitutionnelle l’assistance de juristes pour les travaux en vue de la décision finale de l’élection présidentielle du 27 août 2016. Cette mission technique de l’UA sera composée d’experts, d’anciens  présidents  de cours

 Le problème qui peut se poser est de savoir jusqu’à quel niveau, ces juristes devront intervenir, seront-ils associés aux délibérations à huit clos ?

Cette décision de l’UA est une première dans le cadre d’un contentieux électoral.  Nonobstant la présence d’une mission de l’UA, on ne peut s’empêcher de penser que l’UE doit, elle aussi être associée à cette démarche,  la mission d’observation de l’UE lors de cette élection présidentielle  ayant fait preuve d’impartialité dans sa démarche et objective dans ses analyses sur le déroulement du processus électorale .Cela d’ailleurs n’a pas été du goût des autorités gabonaises qui ont aussitôt parlé d’ingérence, d’abus de confiance…

Il serait plus que crédible que des observateurs de l’UE participent aux travaux de la Cour Constitutionnelle ; cela parachèverait le protocole d’accord signé entre l’UE et la CENAP. Vu la dubitativité du peuple gabonais quant à l’objectivité de la Cour Constitutionnelle, une assistance extérieure est la bienvenue.

Séraphin Moundounga préconise même la présence d’une force internationale pour garantir le travail de la Cour Constitutionnelle.

Madeleine Mborantsouo, ayant accepté le principe d’une assistance technique, il faut maintenant appliquer cela et aller jusqu’au bout de la démarche.

Cette crise ne peut être résolue que par une décision juste, équitable et courageuse ; de là dépendra l’avenir de la République gabonaise. Le bateau Gabon vogue vers l’inconnu, dirigé par des marins, qui pendant sept ans, ont usé d’une une boussole défaillante.

Serge Bibang

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