La Cour Constitutionnelle donne raison à J Ping . L’opposition a l’obligation...

La Cour Constitutionnelle donne raison à J Ping . L’opposition a l’obligation de revenir aux fondamentaux du Front

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Qui imaginait, un seul instant, que la Commission électorale nationale autonome et permanente présidée, depuis des décennies, par René Aboghe Ella, et la Cour Constitutionnelle présidée, quant à elle, par la gardienne du temple familial des Bongo, Marie Madeleine Mborantsuo ; qui imaginait, interrogions-nous, que ces deux institutions, à la solde du pouvoir, pouvaient ou allaient, disqualifier la  candidature de leur propre mentor, Ali Bongo Ondimba ?

Soit certains Gabonais, se réclamant de l’opposition, font une mauvaise appréciation, une sous-estimation, de la nature dictatoriale du régime des Bongo ; soit alors ils font preuve de mauvaise foi, et que derrière leurs stratégies de lutte et leur radicalisme affiché – d’aucuns parleraient de gauchisme- se cachent des non-dits

Il était, en effet, impensable de voir Ali Bongo Ondimba mettre en place une juridiction spéciale, en occurrence une Haute Cour de justice, pour le destituer, tel que le préconisait, par exemple Jean de Dieu Moukagni Iwangou. Cela relevait, il faut bien en convenir, de la politique fiction

Tout comme il paraissait illusoire de le voir ouvrir un dialogue national inclusif et sans tabou – sans taboue voulant ici dire qu’on allait éplucher le contentieux relatif à sa situation d’état civil-  tout en sachant qu’au bout des comptes, c’est sa propre tête qui sera mise à prix

Ainsi donc, sans développer d’autres formes de lutte qui auraient pu le faire partir par la force, une frange de l’opposition a fait d’Ali Bongo Ondimba un vertueux démocrate, celui-là qui pouvait s’auto destituer, après avoir instauré les  conditions d’une transparence électorale absolue. Du coup cette frange de l’opposition a endormi la conscience collective des Gabonais avec un somnifère qui faisait rêver : la fameuse « DTE », entendre par là, Destitution- Transition-Election

A beau dire à ces opposants qu’il n’était pas incompatible de se préparer à affronter le verdict des urnes, tout en luttant pour la transparence électorale et pour la destitution ou la disqualification de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, en raison de sa situation d’état civil jugée douteuse, c’était comme – passez- nous l’expression- qui pisserait sur le dos d’un canard.

 Sans évaluer objectivement le rapport de forces et s’apercevoir que le camp d’en face a, avec lui, les institutions et les armes, cependant que l’opposition ne dispose, quant à elle, que de la légitimité populaire avec une majorité de Gabonais prêts à en découdre dans les urnes : la même n’a envisagé que des épreuves de force contre un régime politique dont la nature dictatoriale n’est plus à démontrer

La Cour Constitutionnelle vient donc de donner raison à Jean Ping et à ses nombreux soutiens qui, conformément à l’esprit de la charte signée le 19 juillet 2014, à l’esplanade du complexe scolaire Ntchoreret de Libreville, et faisant une appréciation juste de la nature du régime des Bongo, s’étaient préparés à aller à l’élection pour ne pas être surpris par les évènements. Ils s’étaient préparés à aller aux urnes, tout en ne minimisant pas les autres aspects relatifs à la situation d’état civil du chef de l’Etat sortant

Cet esprit du 19 juillet 2014, rappelons-le, voulait que l’ensemble de l’opposition, notamment celle se réclamant du Front de l’Opposition pour l’alternance, s’entende sur une candidature unique, dont la désignation devait se faire selon les modalités arrêtées  de commun accord, et le moment venu ; que ledit candidat aille à la rencontre des Gabonais, là où ils sont ; et que soient élaborées ensemble les stratégies et les projets de conquête et d’exercice du pouvoir

A trois semaines du scrutin, il n’est pas trop tard pour que les uns et les autres se retrouvent et reviennent à cet esprit, en tenant compte du fait que de tous ceux qui l’ont insufflé, il ya au moins qui s’en est réellement imprégné et mis à exécution : Jean Ping.

Ce dernier a été désigné par une majorité de membres signataires du Front, il a fait le tour du Gabon, et en est revenu avec pleins d’enseignements. Il apparait par conséquent et objectivement comme l’homme de la situation, celui par lequel s’imposera l’alternance au long règne des Bongo

De ce fait, sans sous-estimer le poids politique des autres candidats se réclamant de l’opposition, l’aspiration à cette alternance exprimée par une large majorité de Gabonais, le réalisme et le pragmatisme pour y parvenir ; tout ceci force à reconnaître que celui qui est porteur d’espoir s’appelle Jean Ping

FB

 

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