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Justice : Nkéa accuse la grève des magistrats d’être à l’origine de la détention de Zibi Abeghe

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En déplacement à Bolosoville dans le cadre de sa tournée dans la province du Woleu Ntem, en sa qualité de natif de cette province et en sa qualité de ministre d’Etat en charge de l’éducation nationale, Me Francis Nkéa Ndzighe, a dit aux populations de cette ville qu’Ali Bongo est soucieux de la libération de Bertrand Zibi Abeghe, l’ancien député qui croupit toujours à la prison centrale de Libreville.

A l’occasion de sa présence à Bolossoville (Minvoul), Me Nkéa Ndzighe, a reconnu qu’Ali Bongo a tout mis en place pour la liberté de Bertrand Zibi Abeghe, l’ancien député de cette ville qui avait été écroué à la prison centrale de Libreville, juste quelque temps après l’élection présidentielle de 2016. Plus précisément, le 1er septembre 2016.

Faut-il le rappeler, Bertrand Zibi Abeghe, aujourd’hui soutien de Jean Ping, avait à l’occasion d’une tournée d’Ali Bongo à Bolossoville, démissionné séance tenante du PDG, et de son mandat de député. Un scénario inédit qui avait mis le patron du PDG dans une colère noire. Il était donc tout aussi clair, qu’Ali Bongo n’était donc pas très content de ce comportement.

Plus de 2ans après, la question est de savoir si le chef de l’Etat a aujourd’hui mis sa colère de côté et de tout pardonner. C’est en tout cas ce que clame aujourd’hui Francis Nkéa Ndzighe.  «Peu après ma nomination au ministère de la Justice, Ali Bongo m’a instruit de m’occuper du cas (Bertrand Zibi) en vue de sa libération. Ce que j’ai commencé à faire. La seule difficulté à laquelle nous avons été confrontée ces derniers jours, c’est que le tribunal (de Libreville) ne travaille pas. Mais il devrait sortir (de prison) dans les prochains jours. Zibi va bientôt sortir, parce qu’en tant que ministre de la Justice, j’avais tout fait pour qu’il soit libéré», s’est-il adressé aux populations.

Si la seule raison de la présence de Nkéa au ministère de la Justice a été de faciliter la liberté de Bertrand Zibi Abeghe, quid donc de la liberté des autres prisonniers politiques, qui eux n’ont pas eu la chance de voir un compatriote de leur province ou de leur ville ministre de la justice ? 

Si tout est enfin prêt pour la libération de Zibi, c’est évident que Massavala et le reste devront attendre qu’un de leur soit garde des sceaux. «A chaque fois que je voyais Ali Bongo, il me demandait : «C’est toi le ministre de la Justice, où es-tu avec l’affaire concernant ton frère Zibi ?» Je lui répondais que mon frère sortira bientôt», a laissé entendre Nkéa Ndzighe, aux populations de Minvoul. Comme pour se faire bonne conscience.

On attend de voir si dans quelques jours l’enfant terrible de Bolosoville va recouvrer sa liberté.

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