Jean Ping, « la date butoir, c’est ma mort. Je me battrai...

Jean Ping, « la date butoir, c’est ma mort. Je me battrai donc jusqu’à ce qu’elle arrive »

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De retour à Libreville demain, après un séjour européen, Jean Ping a accordé des interviews à plusieurs médias internationaux. L’une d’entre elle est parue dans Jeune Afrique. Le leader de l’opposition est plus que déterminé à mettre fin au régime des Bongo. Même sa mort en dépend.

Dans cette interview accordée à Jeune Afrique, Jean Ping n’y va pas de mains mortes, encore moins avec le dos de la cuillère. Il est clair, Ali Bongo partira du pouvoir, quelque soit le temps que cela mettra, il partira. Alors qu’il rentre  demain du bercail, après plusieurs jours de missions en Europe, le leader de l’opposition semble plus confiant. Pour lui, les choses sont claires, quelque soit le temps de revendications, « la première pierre est le départ de celui qui a perdu. Ali veut se maintenir au pouvoir par la force. Mais le temps joue contre lui. Cela ne veut pas dire je vais forcement l’emporter, mais que lui ne peut pas gagner ».

En clair, à l’heure actuelle, le souhait de Jean Ping n’est pas tant de prendre le pouvoir, mais de faire partir Ali Bongo.  Alors que la communauté internationale, notamment l’Union Européenne,  n’a pas validé la victoire d’Ali Bongo, la mission européenne de l’ancienne président de la commission de l’Union Africaine visait  à faire reconnaitre la vérité des urnes. « Faire en sorte que celui qui a perdu quitte le pouvoir. Ali Bongo a été pris sur le fait, notamment grâce à l’implication de la communauté internationale et surtout de l’Union européenne ; maintenant, il faut aller plus loin que ce constat ».  Aller plus loin, pour le leader de la Coalition pour la Nouvelle République, c’est imposer la vérité des urnes à l’actuel locataire du bord de mer. « La communauté internationale doit faire en sorte que la vérité du vote s’impose. C’est pour cela que j’ai proposé une médiation internationale qui assurerait une passation du pouvoir pacifique et une réconciliation nationale, sur le model de ce qui s’est passé en Afrique en Afrique du Sud ».

Autant dire que la bataille  n’est pas  prête de connaitre son épilogue. Jean Ping se dit même prêt à sacrifier sa vie : « La date buttoir, c’est ma mort. Je me battrai donc jusqu’à ce qu’elle arrive ». 

Quoiqu’il en soit, demain, les soutiens gabonais de Jean Ping, connaitront les résultats de ce périple européen.

Serge Du Palvier

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