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Interview de Luc Bengono Nsi « Faux ! La Présidente de la Cour Constitutionnelle ne défend pas les intérêts du Gabon, mais de la famille Bongo »

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Luc Bengono Nsi; président du Morena/©DR.

Dans la dernière parution du magazine panafricain’ ’Jeune Afrique’’ la Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon, Marie Madeleine Mborantsouo, déclare qu’ : « elle défend les intérêts du Gabon, et non ceux de la famille Bongo ». Une déclaration battue en brèche par le Président du Mouvement de Redressement National, Luc Bengono Nsi, qui pense le contraire dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Lecture

pyramidmédiagabon: Mr le Président du MORENA, que pensez-vous des derniers développements sur  l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, Président de la République Gabonaise,  qui se trouve désormais au Maroc, après une hospitalisation d’un mois  en Arabie Saoudite ?

Luc Bengono Nsi, Président du MORENA :

Je précise déjà dès ces premières lignes, que le peuple Gabonais mérite respect et  considération. Pour nous, Ali Bongo ne serait plus de ce monde. Le journaliste Français, Arnaud Sanchez répondant à un gabonais qui lui reprochait d’avoir annoncé la mort d’Ali Bongo et lui demandait de présenter des excuses a répliqué ce qui suit : « ce n’est pas en déplaçant un cadavre, que vous le ferez revenir à la vie » le Gabon n’a jamais démontré le contraire.Donc, il n’est pas normal qu’on tourne le peuple Gabonais en bourrique en lui présentant des photos et des vidéos qui ne sont que des hideux montages. Tous les médecins spécialistes affirment qu’un AVC ayant entrainé deux interventions chirurgicales au niveau du crâne ne peuvent laisser le malade avec toutes ses facultés physiques et mentales. Il n’est donc question de faire croire éternellement par presse interposée et sans preuve crédible à l’appui, qu’Ali Bongo serait encore en vie.  Le dessein selon lequel, Ali aurait transféré certaines compétences au Vice-Président de la République et au Premier Ministre était envisagé depuis octobre 2018, afin que les groupes actuels continuent à gérer le pays sans perdre les avantages qu’ils se sont attribués. Sans trop y croire, le milieu Maçonnique d’après les informations qui perlent de leur milieu, laissent entendre que tant que les trois (3) Ordres Maçonniques du Gabon ne seraient pas encore tombés d’accord sur le nom du successeur d’Ali Bongo, sa mort ne serait pas confirmée officiellement. Nous sommes donc, devant un mensonge d’Etat et un cynisme violent qui prouverait qu’Ali Bongo n’aurait pas de parents pour le pleurer d’une part, et d’autre part, que la République n’existe pas dans notre pays. Seuls, les intérêts de ceux qui ont été propulsés à des niveaux divers sont à sauvegarder au détriment de la gestion d’un Etat démocratique libre, souverain et prospère. Et à notre grand regret, cette violente insulte au peuple gabonais ne devrait pas être pardonnée. Car le peuple Gabonais n’est pas un peuple d’enfants irresponsables et naïfs. Il semblerait que le destin du Gabon se déciderait actuellement au Maroc.

 Mr le Président, Mme Marie Madeleine Mborantsouo, Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon, vient de déclarer à ‘’Jeune Afrique’’ un magazine panafricain : «  qu’elle ne défend pas les intérêts de la famille Bongo, mais ceux du Gabon »  qu’en pensez-vous ?

Madame la Présidente de la Cour Constitutionnelle prend toujours le plaisir de contourner la vérité. Pourquoi a-t-on qualifiée la Cour Constitutionnelle  de ‘’ Tour de Pise’’ qui pencherait toujours du même côté ? C’est tout simplement,  qu’à chaque occasion que la Cour est saisie, elle prend toujours des décisions à l’avantage des Bongo, ne voyant pas une seule décision depuis qu’elle est à la tête de la Cour dans l’intérêt Supérieur de la Nation.  Prenons en exemple,  la proclamation des élections présidentielles de 2016,  au cours desquelles,  la Cour Constitutionnelle a accepté que le candidat du PDG obtienne plus de 99% des suffrages exprimés dans le Haut-Ogooué. Ce qui signifie clairement que les Altogovéens ne seraient pas démocrates mais simplement ‘’tribalistes’’. En plus, pour donner une simple majorité au candidat du PDG, elle a procédé à l’annulation de 21 bureaux de vote du 2ème arrondissement de Libreville, sans procéder à des nouvelles consultations comme l’exige la loi. Ce seul petit exemple nous confirme les résultats des élections antérieures permettant au PDG de conserver le pouvoir au détriment de la volonté du peuple. Ainsi,  Les résultats des élections ont toujours  été inversées, falsifiées, détournées, au profit des Bongo et de  leurs affidés. Elle défend les intérêts du Gabon, cela a-t-il été le cas lorsque j’ai mis en cause les origines gabonaises  d’Ali Bongo ?  Et qu’elle ait rendue une décision inique dans notre pays. Madame Mborantsouo, comme il s’agit d’elle, en  déclarant  qu’Ali Bongo est encore vivant alors qu’Arnaud Sanchez confirme qu’Ali Bongo serait déjà mort ne défend certainement  pas les intérêts du Gabon. Et s’il serait encore vivant, qu’on nous le montre debout en train de parler et non des faux films et photos antérieurs. Donc, ce comportement confirme des intentions de certains milieux qui confirmeraient que le décès d’Ali Bongo ne pourrait être rendu qu’après avoir trouvé le nom de son successeur. Cela proviendrait-il qu’elle soit Congolaise d’origine comme l’affirme le Géographe Américain ? Ce n’est pas parce qu’on dispose d’un journal panafricain qu’on peut chercher à tromper tout le monde.

Que pensez-vous de la modification  de  la Constitution par la Cour Constitutionnelle?

 Vous me donnez l’occasion d’apporter l’avis sur les dérives intervenues dans la modification de notre constitution. En effet, le Législateur ne relevant le terme vacance du pouvoir parle de l’exercice d’une fonction. La vacance signifie alors l’impossibilité du titulaire de cette fonction de continuer à l’exercer effectivement. Par contre, l’indisponibilité qu’elle soit temporaire ou définitive concerne la personne et non la fonction. Ce qui signifie que cette indisponibilité entraine la vacance au niveau de la fonction et cette vacance qui exige l’application de l’article 13, tel que l’a prévu le Constituant.

 Mr le Président et l’avenir du pays ?

Luc Bengono Nsi, Président du MORENA : Napoléon à la naissance de son fils déclarait : «  l’avenir, l’avenir, l’avenir est à moi. Et l’auteur ajoutait mon CYR, l’avenir n’est à personne, l’avenir est à Dieu ». Je vous remercie.

                                            Interview réalisé par RMON

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