Accueil Politique Interpellations des jeunes cadres: le septennat de la jeunesse  remis en cause?

Interpellations des jeunes cadres: le septennat de la jeunesse  remis en cause?

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Ils seraient poursuivis pour corruption et blanchiment/©montage GMT

Bon nombre des cadres de l’Association des jeunes volontaire (AJEV), récemment virés de leurs fonctions de directeurs généraux des entités parapubliques font l’objet d’interpellations à la direction générale des recherches. Ces derniers, selon un communiqué lu par le procureur de la République, près du tribunal de Libreville, Olivier N’zaou, seraient poursuivis pour corruption et de blanchiments d’argent public. Il faut signaler que ces interpellations interviennent au lendemain du départ de   Brice Laccruche Alihanga, du poste de directeur de cabinet du chef de l’Etat, supposé être leur mentor. Du coup,  une grande question se pose, celle du septennat de la jeunesse, qui semble, être mis remis en cause à a suite de ces interpellations

En 2016, lors de la campagne électorale, Ali Bongo, alors candidat du PDG indiquait mettre ce mandat au profit de la jeunesse. ‘’Il faut mettre la jeunesse au cœur du développement du Gabon’’. Ainsi, dès son installation au fauteuil présidentiel pour un deuxième mandat, plusieurs jeunes cadres, ayant débuté leur carrière dans le privé, ont été bombardés directeurs généraux, dans les entités parapubliques, notamment à la Cnamgs, Caistab, La Sni, CDC, au Trésor public et autres. Quand d’autres, c’est au gouvernement qu’ils ont été appelés. Tous, doivent leur montée à Brice Laccuche Alihanga, supposé être leur mentor, ayant lui-même été honoré aux prestigieuses fonctions de directeur de cabinet du chef de l’Etat.

La promotion de ces jeunes cadres dans l’administration était une manière pour le chef de l’Etat, de mettre le jeune cœur du développement du pays. Ont-ils réussi leur mission au sein de ces administrations ? En tout cas, depuis peu, l’opinion constate que nombre d’entre eux, font l’objet d’interpellation dans certains services judicaires du pays, notamment à la DGR et au B2.

Il faut dire que  depuis l’éviction de celui qui était présenté comme leur mentor aux fonctions de directeur de cabinet du chef de l’Etat, ces derniers sont devenus le symbole d’une jeunesse irresponsable,  avec pour objectif principal, se faire plein les poches.

Un comportement qui vient remettre sur la table, le sempiternel problème de la responsabilité de la jeunesse. Le Chef  de l’Etat, qui, à travers ce nouveau septennat avait voulu placer la jeunesse au centre du développement du pays, est ainsi pointé du doigt.

Qu’advient-il du sort qui sera réservé  à ces jeunes cadres qui répondent actuellement aux convocations ?

L’image du Gabon étant désormais écornée, la réaction du Chef de l’Etat, est donc très attendue par les gabonais, afin de redonner une image un peu plus reluisantes au pays.

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