Accueil Politique Interpellation de deux collaborateurs de Jean Ping : François Obiang raconte le...

Interpellation de deux collaborateurs de Jean Ping : François Obiang raconte le scénario de son interpellation

PARTAGER
François Obiang, lors de sa rencontre avec la presse/(c)pyramidmediagabon.

Arrêté le vendredi 26 janvier dernier par les éléments de la police judiciaire, puis relaxé le jeudi de la semaine en cours, François Obiang, acteur politique proche de l’opposition de Jean Ping, a raconté le mise en scène de son arrestation à la presse, en présence de son conseil.

Après près d’une semaine passée dans la cellule de l’antenne de la police judiciaire de Ntoum, dans le département du Komo Mondah, François Obiang, un activiste proche de Jean Ping, a été libéré en fin d’après midi de ce jeudi. Au cours d’un cours entretien avec la presse au domicile de son leader Jean Ping, l’acteur politique a raconté en présence de son conseil, le scénario mis en place par les éléments de la police judiciaire pour l’interpeler. Récit

« Dans l’après midi, j’étais au domicile de Mr Jean Ping où je suis resté jusqu’à 18h. Après la résidence du président Ping, je suis allé rejoindre mes neveux qui avaient mon véhicule, que j’ai finalement déposé au PK8. Puis, j’ai repris le chemin, pour me rendre à la peyrie où mon épouse y était. J’ai donc emprunté la voie Nially-Awendjé. C’est au niveau d’Awendjé que je suis surpris par un véhicule banalisé qui veut faire un dépassement à droite. J’ai malgré tout cédé le passage. Puis, ce même véhicule s’est garé en biais, devant moi. ce qui a provoqué un coup de frein brusque de ma part. Puis, les occupants dudit véhicule sont descendus avec des fusils, se présentant comme les éléments de la police judiciaire. Ils m’ont demandé de descendre de mon véhicule, je me suis exécuté. Ensuite, ils ont voulu me menotter, je leur ai demandé les mobiles de mon arrestation. Ils m’ont, malgré ma résistance, menotté. Je me suis donc mis à crier devant la foule amassée que je suis Francois Obiang, proche de Jean Ping, allez dire à Jean Ping qu’on m’a enlevé. Je crois que c’est grâce à ça qu’on a pu savoir où j’étais. Ensuite, nous avons tourné dans les Akebé, pour enfin nous retrouver vers l’église Sacrée Cœur. Nous étions dans mon véhicule et ce sont eux qui le conduisaient. Et Dieu faisant les choses à sa manière, mon véhicule qui trainait déjà une panne d’embrayage, nous a lâché. Non loin de là, il y avait le domicile de ma belle sœur, j’ai profité du petit moment où j’ai été sorti du véhicule pour crier. C’est finalement là qu’ils m’ont mis en cagoule, dans leur véhicule. Nous avons roulé pendant longtemps. Je me suis retrouvé dans une cellule avec des intrus qui m’ont dit que je me trouvais à Ntoum, à l’antenne de la Police judiciaire. J’ai été sauvagement menotté. J’ai encore les traces. Puisque j’ai dormi toute la nuit menotté et attaché comme un chien. Et le lendemain, un enquêteur m’a auditionné. Il m’a demandé si je connaissais un certain  »Le surdois », j’ai dis non. Ensuite, il m’a demandé si je connaissais Armand Obame, j’ai dit que c’est l’un des chauffeurs de Mr Ping. Il a poursuivi son interrogatoire, en me demandant si je connaissais un certain Igor Ngome Koum qui travaille à la prison centrale de Libreville, j’ai répondu non, jamais entendu parler. Finalement, il m’a avoué que nous avons monté une équipe avec ce dernier et Armand Obame. Moi j’en étais le chef de Gang pour casser la prison centrale. Je lui ai demandé si c’était facile pour un individu comme moi de casser une prison centrale. C’est donc hier que je devais être présenté au parquet. C’est au niveau de la PJ qu’ils m’ont finalement libéré, sans plus rien. Ils m’ont juste demandé de ne pas parler ».

Jean Yves Ntoutoume

PARTAGER