Accueil Politique Gouvernement : Quoi après le limogeage Guy-Bertrand Mapangou ?

Gouvernement : Quoi après le limogeage Guy-Bertrand Mapangou ?

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Guy Bertrand Mapangou limogé du gouvernement, mais toujours fidèle à Ali Bongo/©DR

Le ministre d’Etat chargé des Forêts est évincé de l’équipe gouvernementale. Il venait pourtant de se disculper dans l’affaire Kévazingo. En se disant  »assurément pas concerné » par cette affaire, Guy-Bertrand Mapangou avait affirmé que  »la responsabilité en matière pénale est individuelle et non pas collective ». A qui répondait-il ?

Faite le 17 mai, soit seulement 24 heures après le communiqué du Gouvernement lu par la Porte-Parole de cette instance, la réaction de l’élu de Fougamou suscite quelques remous dans l’opinion, d’autant plus qu’elle a été remise pour publication à de nombreux médias. Et pour cause : depuis la jurisprudence Jean-Pierre Chevènement, on sait qu’un ministre  »ça ferme sa gueule ou ça démissionne ».

Pour des observateurs de la vie politique nationale, Guy-Bertrand Mapangou aurait du écrire les mêmes mots et les envoyer au Premier ministre. Mais  »rendre publique sa réaction dénotait, semble-t-il, d’une volonté de défier l’autorité sous laquelle il exerce ses fonctions ».  »Et il était devenu la première personnalité membre du Gouvernement à sortir du cadre de la solidarité gouvernementale, de la réserve républicaine, voire du simple respect dû à ses supérieurs hiérarchiques », s’indignent des observateurs.

Vers le retour de Nzouba ou surtout de Manfoumbi ? C’est le souhait de certains observateurs de la vie politique nationale

De plus, en estimant que  »la responsabilité en matière pénale est individuelle et non pas collective », a-t-il voulu faire une leçon de droit à un certain magistrat ? », s’interroge un ancien député du parti au pouvoir. Celui-ci poursuit :  »la sortie du ministre d’Etat chargé des Forêts est tout sauf digne et courtoise à l’égard du chef du Gouvernement, car sa réaction devait s’adresser au seul Premier ministre, et non prendre à témoin toute la communauté nationale ».

Homme politique de la Ngounié, Guy-Bertrand Mapangou, élu député lors des dernières élections législatives, est peut-être allé trop loin par cet acte. Pourquoi en effet est-il venu se disculper devant l’opinion et l’appeler à témoin ? Certains observateurs se disaient convaincus, lundi matin, qu’après cette sortie qualifiée  »d’inappropriée » au palais du bord de mer,  »il va certainement quitter le Gouvernement. Léon Nzouba, ou surtout Yves-Fernand Mapangou, autre leader de premier plan de la Ngounié, pourrait revenir au-devant de la scène ». Le problème pour Léon Nzouba est que Mouila a déjà deux ministres, à savoir Jean de Dieu Moukagni Iwangou et Biendi Maganga Moussavou, tandis que Ndendé n’a pas de responsable ministériel. Pour porter la Ngounié, Yves-Fernand Manfoumbi, député de La Dola, a assurément le profil indiqué.

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