Accueil Politique Gabon/ Mairie d’Akanda : qu’est ce qui bloque ?

Gabon/ Mairie d’Akanda : qu’est ce qui bloque ?

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La mairie d'Akanda n' a toujours pas tenu une session du conseil municipal/©DR

Installé au début du mois de mars 2019, il y a bientôt dix mois, le bureau du Conseil municipal de la commune d’Akanda n’a pas encore convoqué la tenue d’un Conseil municipal. Une surprise quand on connaît le fonctionnement d’une telle collectivité locale…

Dans le triangle des grandes communes de la province de l’Estuaire, Libreville et Owendo ont déjà un ou deux conseils municipaux. Seule la commune d’Akanda n’a pas réuni son Conseil municipal. Qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui bloque ? Nous avons tenté de recueillir le point de vue des conseillers de la majorité, mais aucun d’entre eux n’a voulu nous répondre, nous promettant pourtant de nous rappeler.

Savoir anticiper 

Les conseillers municipaux de l’opposition (RHM-UN) ont donné de la voix la semaine dernière. Ils s’insurgent contre ce qu’ils appellent une  »gestion opaque » des deniers et du patrimoine. Ils se plaignent aussi de ce que, sans l’avis de l’ensemble des conseillers municipaux, l’équipe dirigeante se soit lancé dans des projets engageant la commune. Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi et ses amis menacent même -mais c’est excessif- d’ester Grégory Laccruche-Alihanga, le maire et son bureau, en justice.

Savoir prendre les décisions de manière collective

Les équipes dirigeantes des communes devraient savoir anticiper, au lieu de se retrouver dans des situations aussi embarrassantes. Au nom d’un principe, la reddition des comptes à l’ensemble des élus, la convocation d’un conseil municipal doit pouvoir se faire, dans le respect des textes en vigueur, sans que l’on en arrive à des  »rappels à l’ordre » du genre de celui que lancent les élus de l’opposition au sein du conseil municipal d’Akanda. Ces tensions  »idéologiques » ne devraient pas exister.  »On doit toujours pouvoir prendre les décisions de manière collective, dans les échanges avec tous les bords politiques, pour le bonheur de nos communes », avait dit Alexandre Ayo Barro, alors maire de Libreville.

Dernière commune gabonaise créée en 2013, Akanda compte 100.000 habitants, entre le Cap Estérias et Agondjé, à la lisière d’Okala (1er arrondissement de Libreville), en passant par le Cap Santa-Clara, Malibé 1 et Malibé 2, Avorebam et La Sablière. Il compte un lycée public, un CES public, et le deuxième hôpital militaire du pays.

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