Accueil Politique Gabon : l’UN interdite de communiquer dans les médias publics, une lapalissade

Gabon : l’UN interdite de communiquer dans les médias publics, une lapalissade

PARTAGER
L'Union Nationale est interdite de communiquer durant trois mois dans les médias publics/©internet.

Suite au refus de ce parti de répondre plutôt qu’à sa convocation, mais par une correspondance, la Haute autorité de la communication a, dans sa session plénière du 21 novembre dernier, interdit la formation politique de Zacharie Myboto de s’exprimer sur les médias publics. Mais pour certains, cette interdiction est simplement considérée comme une banalité.

Alors que beaucoup appellent la Haute Autorité de la Communication à enterrer sa hache, l’institution qui fonctionne il y a  moins de six mois seulement  et dirigée par Raphaël el Ntoutoume Nkoghe, n’a pas fini de surprendre dans ses prises de décisions. Le dernier à subir les foudres de la HAC, est l’Union Nationale, la formation politique chère à Zacharie Myboto. Invitée par l’organe régulateur à s’expliquer sur ses propos à RFI, l’UN n’a pas daigné répondre à la convocation de 9 conseillers de la HAC. Elle s’est plutôt contentée d’une simple correspondance, avec quelques leçons de droit.

Toute chose qui a mis Ntoutoume Nkoghe et ses collaborateurs dans une colère noire. Il a donc fallu, le temps d’une plénière tenue  le 21 novembre dernier, pour que  l’institution  inflige une interdiction de communiquer dans les médias publics durant trois mois à l’Union Nationale.

Mais cette sanction peut-elle  faire mal à l’UN ? Non, pense une majorité des gabonais, qui ont souvenance qu’aucun parti politique, notamment de l’opposition radicale ait eu cette possibilité de communiquer dans les médias publics quand il veut et comme il veut. Et depuis sa création, en 2010, l’UN n’a fait que  communiquer dans les médias privés, car ayant subit la censure, avant même que la HAC ne vienne officialiser cette interdiction. En plus des médias privés, le parti de Zacharie Myboto  utilise aussi d’autres canaux, notamment les réseaux sociaux pour diffuser ses messages.

Donc «Le ministre de la Communication et l’administrateur directeur général de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences, qui sont chargés chacun par la HAC de veiller au respect et à l’application de la présente décision», n’auront pas trop en s’en faire.

C’est la HAC qui semble s’éloigner de ses missions.

PARTAGER