Gabon : les institutions partisanes

Gabon : les institutions partisanes

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La Cenap, la Cour constitutionnelle et la Justice gabonaise, seraient-elles des organes spécialisés du Parti démocratique gabonais ? La question vaut son pesant d’or au regard des agissements des personnes qui sont à la tête de ces institutions.

Lundi dernier, six candidats à la présidentielle d’août 2016 et un représentant d’un candidat ont été tournés en bourrique dans les locaux abritant les services de la Commission électorale nationale autonome et permanente. Jean Ping, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba, Raymond Ndong Sima, Léon Paul Ngoulakia et Madame Albertine Maganga Moussavou avaient besoin de quelques éléments pouvant leur permettre de faire un recours à la Cour constitutionnelle. Mais mal leur en a pris, ils ont trouvé une institution quasiment déserte.

Vendredi 15 juillet dernier, un fait inédit s’est produit au siège de la CENAP : le président de l’institution et un représentant de l’administration ont troqué leur neutralité contre le ‘’vote’’ en faveur de la candidature d’Ali Bongo.

Dans un contexte où l’opinion internationale, à l’instar du Congrès américain souhaite « une élection juste et libre au Gabon ». « Une élection qui se déroule dans e calme, dans la transparence et la régularité, qu’elle permette un libre débat public, qu’elle vienne consolider comme cela a été le cas dernièrement dans d’autres régions du continent… » Dixit la France par l’intermédiaire de son ambassadeur au Gabon, Dominique Renaux, les institutions gabonaises étalent sur la place publique leur choix politique. Certainement pour la préservation des intérêts des personnes qui les animent.

Le 9 juillet dernier, au rond point de la démocratie, Ali Bongo a balayé les bonnes intentions des USA et de la France d’un revers de la main : « Nous sommes là, nous restons là. Qu’ils viennent nous chercher. Il s’adressait aux membres de l’opposition. Une façon sublissimale de dire à qui veut l’entendre que le pouvoir ne compte pas quitter le pouvoir par une ‘’élection juste et transparente’’.

Surtout que sa justice et ses forces de l’ordre veillent au grain

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