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Gabon: Laccruche ‘’bashing’’

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Brice Laccruche Alihanga, DC du Chef de l'Etat/ ©DR.

Brice Laccruche Alihanga, 38 ans, homme discret, occupe le prestigieux poste de directeur de cabinet du Chef de l’État. Ardent défenseur d’Ali Bongo Ondimba (ABO) lors de la campagne pour la présidentielle d’août 2016, quand tant d’autres cadres du Parti démocratique gabonais (PDG) jouaient les hommes invisibles, il a écumé les plateaux de télévision et les rédactions, multipliant les interviews et utilisant son Association des jeunes émergents volontaires (Ajev), créée en 2015, pour tenter de convaincre les Gabonais de réélire son champion.

La récompense suprême intervient le 25 août dernier, en remplacement de Martin Boguikouma. Ancien cadre de Price water house Coopers (PWC), de la BGFI (dont il est devenu le Directeur central au Gabon, en 2012) et de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), il est originaire du Haut-Ogooué par son père, Louis-André Laccruche Alihanga. Aujourd’hui, avec l’absence du Chef de l’Etat du territoire nationale, cet homme est devenu la bête noire de certains proches du Président.

Ses proches le décrivent comme : «  homme de terrain, promoteur de la plateforme : Association des jeunes émergents volontaires (AJEV), une méga association qui en intègre une cinquantaine d’autres de petite envergure, étalant ainsi son emprise sur l’ensemble du territoire national ».

Promoteur de l’or jeune, dont l’engagement est avéré dans la promotion, l’autonomisation, l’auto-entrepreneuriat,  en vue de faire reculer le chômage au Gabon. « Plusieurs jeunes gabonais, qui étaient dans la salle d’attente, ont émergé et son aujourd’hui devenus des directeurs généraux de grandes entreprises et autres administrations publiques », indique une source proche.

Son action sur le terrain, teint également à amener le Président de la République à briser tous les murs qui l’éloignaient des aspirations quotidiennes de la base d’une part, et de l’autre attendre une meilleure lisibilité des chantiers, comme la lutte contre le chômage, le dialogue social, le pragmatisme et les actions de proximité qui impactent le quotidien des populations, loin des discours savants qui n’ont servi uniquement que la classe politique.

 Pour bon nombre de Gabonais, des propositions telles : « la gratuité des frais d’accouchement ; de l’électrification verte, avec l’installation de 5 000 lampadaires solaires cette année ; de la gestion de proximité par les populations,  avec la création d’un Fonds d’initiative départementale… Chaque département gérera désormais un budget de 1 milliard de F CFA. Cette décentralisation va révolutionner le pays et freiner l’exode rural. D’autant que 925 pompes à eau seront installées cette année ; la taskforce one, permet de réduire le train de vie de l’Etat. La rénovation des écoles primaires publiques, alors que la plupart ne l’avaient pas été depuis les années 90. Sans oublier l’emploi avec la création d’emplois dans le secteur privé formel à travers une logique de filières, à la fois dans les secteurs traditionnels et dans les nouveaux domaines que sont le numérique ou l’environnement », sont de la vision du DC

Cette vison du Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat est de manière générale, à faire monter en standing l’économie gabonaise, à créer sur place davantage de valeur ajoutée et de continuer à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des matières premières. Des idées et un vaste programme qui font de lui, selon certaines indiscrétions, à la bête noire de certains proches du Chef de l’Etat. Ces derniers voient en Brice Laccruche Alihanga un potentiel présidentiable, alors que ce dernier ne veut qu’accompagner les Gabonais dans leur évolution.

LMA

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