Accueil Politique Gabon : la signature d’une charte pour solidifier le P.G.41

Gabon : la signature d’une charte pour solidifier le P.G.41

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Les officiels lors de la signature de la charte/©DR

Les partis et groupements de partis de l’opposition gabonaise réunis autour d’un même idéal : la P.G 41, une plateforme regroupant en son sein, une quarantaine de formations politiques qui d’un seul cœur, ont signé le 11 décembre dernier, une charte dénommée la P.G.41 avec un idéal et des objectifs clairs.

Les intelligences d’une quarantaine de partis et groupements de partis parmi lesquels (le RPG ; l’UN ; les Démocrates ; le RPM ; l’UPNR ; le Morena ; le RPR…) pour ne citer que ceux-là étaient réunies au siège social du RPG, le Rassemblement  pour le Gabon en vue de formaliser la coalition de ce groupement de partis de l’opposition gabonaise par le biais de la signature de la charte dénommée la P.G.41.

 

Les personnalités présentes lors de la signature de la charte/©DR

L’occasion était toute indiquée pour présenter les membres du bureau  provisoire dont le Président est Célestin Nguema Oyame, le numéro un du RPG. Cette plateforme selon les signataires, permettra essentiellement « de lutter contre toute forme  de confiscation de pouvoir ; de promouvoir  l’alternance politique démocratique et de prévenir à un changement de système politique qui met en place, une nouvelle forme organisationnelle dans le pays ».

Avec pour crédo « seul on faible, ensemble on est plus fort », les membres de la P.G.41 entendent mutualiser leur savoir-faire et leur expérience en vue d’offrir au Gabon « malade de ses dirigeants, de ses institutions et de sa gouvernance » une position différente de celle qu’elle occupe actuellement pour cela, « notre ambition est de coordonner davantage nos actions et de travailler sans relâche pour la conquête du pouvoir dans l’objectif d’instaurer une justice équitable et un développement harmonieux pour tous les gabonais, sans distinction d’origine ». Plus qu’un challenge, cette résolution s’apparente à un impératif à en juger par le calibre des hiérarques du monde politique réunis autour de ce même idéal : c’est dire que l’enjeu va au-delà des intérêts égoïstes souvent constatés.

Pendant que la P.G.41 était en train d‘être actée notamment lors du discours circonstanciel du Président en exercice, les différents maux qui minent le fonctionnement du pays ont été décriés et l’étonnement des signataires marqué, face au silence affiché par les plus hautes autorités qui « taisent » toutes les dérives constatées au sommet de l’Etat ; allusion  faite à la corruption qui s’intensifie pendant que le FMI affirme que plus de 600 000 gabonais vivent avec moins de 600 francs CFA par jour : ce qui serait inimaginable pour un pays comme le Gabon. La P.G.41 a par ailleurs exigé la libération des prisonniers politiques ainsi que le retour au pays des exilés d’opinions.

   JB

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