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Gabon : Appel à agir, interpelle ‘’la fibre patriotique autant que l’orgueil citoyen de chacun’’

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Appel à agir lors d'une précédente déclaration/©DR.

Réuni en fin d’après-midi du lundi 25 novembre à Libreville dans hôtel de la place à l’occasion d’une conférence de presse, le collectif citoyen Appel à agir  nouveau posé cette question, ‘’ qui dirige le Gabon’’, une question que ces 10 compatriotes n’ont  de cesse de poser depuis l’accident vasculaire cérébrale de l’actuel chef de l’Etat.

« Que dirige le Gabon »? Cette question d’une grande importance a été à nouveau posée lors d’une conférence de presse tenue à Libreville dans un hôtel de la place par le collectif d’Appel à agir∙ Estimant que depuis son accident avasculaire cérébrale, Ali Bongo, le chef de l’Etat n’a plus  les aptitudes intellectuelles que physiques à diriger le Gabon, ce collectif composé de 10 compatriotes gabonais, pour certains membres de la société civile  et d’autres, acteurs politiques de l’opposition a demandé depuis près d’un an déjà la vacance du pouvoir∙

Il faut dire que la sortie de ce lundi 25 novembre a permis à  celui-ci d’interpeller à nouveau la « fibre patriotique autant que l’orgueil de chacun » « nous interpellons aussi les institutions de la République et ceux qui les dirigent »,

Une question devenue lapalissade d’autant plus que selon ce collectif, « le citoyen lambda ou le dirigeant d’institutions, tous les gabonais savent depuis plus d’un an que notre pays connait une situation inédite »∙

En effet, si la situation sanitaire d’Ali Bongo ne lui permet plus de diriger le Gabon, pour le collectif Appel à agir, cette situation a permis à certains proches d’Ali Bongo à poser des actes qui engagent le pays∙ Toute chose ayant emmenée ce collectif a indiqué les principes de la fonction de président de la République, « le président de la République, est une institution de la République portée par un citoyen et lui seul ». « La famille de ce citoyen n’est pas une institution, elle n’est que sa famille ».  Et de préciser, « les membres de sa famille n’ont pas qualité, droit de s’immiscer sans mandat dans la gestion de la cité ».

Des précisions qui vont du constat que s’est fait ce collectif, notamment lors des derniers changements intervenus au cabinet présidentiel, où selon Appel à Agir, « on ne parle plus du pouvoir grandissant de l’épouse ou du fils d’Ali Bongo ».

« Nous avons la conviction qu’une nouvelle imposture essaie de se substituer à celle d’hier encore symbolisée par l’Ajev ». « Nous redoutons que tout cela n’ouvre la voie à un processus de patrimoine, voire de monarchisation de l’Etat ».

Une sortie de ce collectif qui intervient deux semaines après, l’écroulement de l’Ajev et de nombreux vagues d’interpellations.

Lucka Martial

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