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Entretien: Alain Nzué Ndemezo’o,  ‘’Il est aussi évident que nous n’avions pas pour projet de faire carrière dans tous les gouvernements du parti au pouvoir’’  

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Alain Nzué Ndemezo'o, secrétaire de DN, en charge de la communication/©Pyramid'MédiaGabon

Secrétaire à la communication à Démocratie Nouvelle, Alain Nzué Ndemezo’o, donne ses impressions sur la nouvelle configuration du gouvernement, dont plusieurs ministres issus des accords d’Angondjé n’y figurent plus, à l’exemple de Jonathan Ndoutoume Ngome, son collègue au sein de DN

Pyramidmédiagbon : Depuis lundi 10 juin, l’équipe gouvernementale Julien NKOGHE BEKALE 2 est connue. Sauf qu’elle ne compte plus des ministres issus des Accords d’Angondjé. Votre parti qui était représenté par Jonathan NDOUITOUME NGOME se retrouve sans ministre. Quelle lecture faites-vous de cette décision du parti au pouvoir?

Alain Nzué Ndemezo’o: Effectivement, d’une part, nous avons constaté, pour le regretter, que plusieurs partis qui étaient représentés au gouvernement suite aux accords d’Angondje n’y sont plus, pendant que d’autres qui n’y étaient même pas se taillent une part importante. D’autre part, il est aussi évident que nous n’avions pas pour projet de faire carrière dans tous les gouvernements du parti au pouvoir. Il revient à ceux qui le gèrent de choisir et d’associer les partis et ou les personnes qui leur semble nécessaires pour diriger le pays.

L’autre constat qui est fait, est que le département ministériel qui était chargé du suivi des actes du Dialogue d’Angondje n’existe plus au gouvernement. Peut-on dire que  c’est désormais dans les tiroirs que sont rangées les conclusions issues de ces assisses?

Non certainement pas. A notre connaissance, lors du conseil des Ministres du 23 mai 2019, un projet de loi visant effectivement à transformer les recommandations issues du Dialogue d’Angondje en actes législatifs avait été transféré au Conseil National de la Démocratie, renforçant ainsi ses missions. Il lui revient à présent  de faire le suivi des accords et recommandations des dialogues politiques. Nous espérons que cela ne saurait tarder.

La sortie du Ministre Jonathan NTOUTOUME, n’est –elle pas du fait que DN ait souhaité la révision de la constitution, notamment en son article 13, lors de votre rentrée Politique?

Nous ne pouvons le justifier. La composition du gouvernement répond à plusieurs critères et son chef peut décider du maintien ou du départ d’un de ses collaborateurs selon son appréciation. Notre proposition de révision de la constitution qui reste d’actualité, découle d’une réflexion politique approfondie qui vise à stabiliser les institutions, particulièrement celle de la présidence de la République, sans aucun lien avec l’occupant actuel. Voyez-vous, si d’aventure notre proposition devenait une réalité dans notre pays, beaucoup de problèmes trouveront des solutions. Notamment, la question de la vacance de pouvoir.

Quelles sont les relations que vous entretenez actuellement avec le pouvoir en place ?

Les mêmes que nous entretenons avec tous les autres partis qui croient comme nous, aux valeurs Républicaines et Démocratiques. Nos relations avec le parti au pouvoir sont basées sur la recherche de la paix et le développement du Gabon.

Entretien réalisé par Lucka Martial 

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