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Elections locales 2018: Jean Eyeghe Ndong a l’Hôtel de ville de Libreville ?

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Le sénateur Jean Eyeghe Ndong, prendra t-il la Mairie de Libreville?/(c)internet.

Alors que la majorité municipale actuelle (PDG-CLR) entame, en ce mois de janvier 2018, la toute dernière année de sa mandature (décembre 2013- décembre 2018), de nombreux Librevillois affichent, dans plusieurs arrondissements, leur volonté de voir arriver l’ancien Premier ministre et actuel Sénateur du 2ème arrondissement à la tête de la municipalité de la capitale gabonaise, mais celui, du fait d’avoir été élu Sénateur indépendant, peut-il être le porte-flambeau des forces de l’alternance à ce scrutin ?

Cette fois sera-t-elle la bonne ? En 2013, lors des dernières élections municipales, la liste  »Libreville pour tous » conduite par Jean Eyéghé Ndong n’avait officiellement obtenu que 48 sièges face aux 61 remportés par le Parti démocratique gabonais (PDG). Avec ses 42 élus, le Centre des Libéraux-Réformateurs (CLR) qui avait donné le sentiment d’une brouille durable avec le PDG s’était finalement allié avec celui-ci. Avec 151 Conseillers municipaux, Libreville ne peut être contrôlée que par le camp qui obtiendrait au moins 76 élus. La liste  »Coalition pour la nouvelle République » (CNR) peuvent-elles faire nettement que la liste  »Libreville pour tous » en 2013 ? Le défi est jugé à la portée de cette coalition.

Une  »dream team » pour Libreville

En effet, pour les proches de Jean Eyéghé Ndong et pour de nombreux habitants de Libreville,  »cette fois devrait être la bonne », à condition que les forces de l’alternance rassemblées dans la Coalition pour la nouvelle République y participent. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, la participation ou non de ce camp politique n’est pas (encore) décidée. Pour les Librevillois, si les têtes de liste sont bien choisies, avec, par exemple, Chantal Myboto au 1er arrondissement, Jean Eyéghé Ndong au 2ème, Anaclet Bissiélo au 3ème, Alexandre Barro Chambrier au 4ème, Alain Ozouaki au 5ème et Georges-Bertrand Békalé ou Radegonde Djenno au 6ème arrondissement  – ce qui constituerait une  »dream team »- Libreville pourrait alors porter des habits neufs.

Pour le moment, nous devons reconnaître que tout cela relève, pour le moment, de la  »politique-fiction » et de la spéculation. Voire des rêveries de certains Librevillois, tant de choses pouvant se passer sur le plan politique. Car, en réalité, élu Sénateur indépendant en 2015 et ayant encore un mandat qui court jusqu’en 2021, Jean Eyéghé Ndong pourrait-il être la tête de liste aux élections municipales pour l’ensemble des partis politiques rassemblés au sein de la CNR ? Le Code électoral actuel et surtout celui qui devrait bientôt être élaboré et adopté, que nous n’avons pas consulté, prévoit-il,  l’un ou l’autre,  cette éventualité ?

Si la position de la CNR n’est pas encore arrêtée, les appétits, eux, n’ont-ils pas commencé à s’aiguiser ? 

Si cela s’avérait impossible, qui pourrait alors porter le flambeau dans la  »bataille pour la capitale » pour améliorer le quotidien des Librevillois ? Alexandre Barro Chambrier peut-être… Celui-ci ne dispose actuellement d’aucun mandat. Ayant été exclu du PDG en 2016, il a perdu ses mandats de député et de Conseiller municipal. Il est donc libre. De plus, ses résultats plaident pour lui. Lors des élections municipales de 2013, la liste qu’il conduisait avait été, de loin, la  »mieux élue » des listes PDG. Mais on peut imaginer que le projet municipal porté par les forces du changement en 2018 fera l’objet d’âpres négociations…si elles décident de redescendre dans l’arène politique. Parce que, pour le moment, les personnalités et les formations politiques de la CNR n’ont pas commencé à réfléchir sur le processus de désignation de leurs candidats, mais les appétits, eux, n’ont-ils pas commencé à s’aiguiser pour prétendre à la succession de l’équipe municipale actuelle (PDG-CLR) dont le bilan, au bout de quatre ans, laisse à désirer, et surtout que la Coalition pour la nouvelle République a la côte dans la capitale depuis un certain 16 août 2016 ? On se rappelle la foule qui était venue en masse au rond-point de Nkembo lors de la présentation du candidat unique de l’opposition, Jean Ping, à l’élection présidentielle du 27 août de cette année-là. Massée du rond-point de Nkembo aux Cocotiers, à Sotéga jusqu’à Atong-Abé et sous l’échangeur de la Gare routière et au-delà, la foule était venue de partout, de tout-Libreville…Et on se rappelle qu’à Libreville et dans l’Estuaire, Jean Ping était arrivé très largement en tête en août 2016.

En tout cas, à Libreville, en dépit de l’indécision actuelle de la CNR, de nombreux habitants rêvent de voir l’Hôtel de Ville tomber dans l’escarcelle des forces du changement et de l’alternance. Pour Jean Eyéghé Ndong, Alexandre Barro-Chambrier ou un autre, les Librevillois, dans leur (grande) majorité et dans une démarche constructive, sont prêts à porter leurs suffrages sur ces personnalités. Ils veulent voir se répéter   »1996 », année où ils ont porté à l’Hôtel de Ville un certain Paul Mba Abessole, alors chef de file des forces de la résistance…

 

N.T

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