Accueil Politique Elections 2018: Le dépit du vote!

Elections 2018: Le dépit du vote!

PARTAGER
DR.

Le taux de participation enregistré lors des scrutins jumelés (élections législatives et locales), moins de 20%, démontre encore une fois que les Gabonais ont désormais une haine du bulletin de vote. C’est dire si le dépit du vote qui habite l’électeur gabonais depuis un temps constitue aujourd’hui un véritable phénomène auquel doivent réfléchir les autorités gabonaises.

Ici, il ne suffit plus de se réjouir d’une confiscation du pouvoir après un simulacre d’élections. Mais de trouver véritablement la solution à la problématique qui freine aujourd’hui le processus démocratique entamé, il y a 28 ans, c’est-à-dire, depuis 1990.

S’il est vrai que la tendance au Gabon est qu’on n’organise pas les élections pour les perdre, il est tout aussi vrai que la vitalité d’une démocratie repose sur l’importance du citoyen à choisir ses gouvernants. L’hégémonie d’un seul parti dans un pays peut être source du sous-développement, comme c’est le cas au Gabon aujourd’hui. Sinon, comment expliquer qu’un parti qui a toujours eu une majorité écrasante au parlement soit incapable de poser les véritables bases du développement ? Comment expliquer que se rendre à 40 km de la capitale demeure un parcours du combattant pour les usagers de la route? Comment expliquer que les hôpitaux publics en soient réduits à des mouroirs ? Comment expliquer l’insuffisance criarde des écoles, collèges, lycées et universités?

Pourtant, depuis 50 ans, le même parti règne avec un confortable parlement. Et les colossaux moyens financiers issus des ressources naturelles du pays. Dans ce contexte, peut-on réellement penser que le PDG veut véritablement développer le pays?

Peut-on croire que les électeurs gabonais seraient les seuls à élire systématiquement un parti qui a tous les leviers du pouvoir, sans qu’il ne s’impose des actes concrets d’un véritable développement?

A méditer.

PARTAGER