Election présidentielle au Gabon Ali Bongo Ondimba : un candidat de...

Election présidentielle au Gabon Ali Bongo Ondimba : un candidat de toutes les discordes

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La majorité des Gabonais pensent qu’en validant la candidature du président de la République sortant à prochaine élection présidentielle, les institutions en charge de l’organisation des élections politiques ont à nouveau jeté le Gabon dans une marre sans précédent.

Après la disparition le 8 juin 2009 du président Omar Bongo qui a présidé aux destinées du Gabon pendant 42 ans en maître absolu et après le deuil national que tout le peuple gabonais avait observé avec tristesse et vive émotion pour certains, le souvenir  de nombreuses années de pouvoir et le respect de sa mémoire recommandait à chacun des gabonais une période d’observation de la situation politique du Gabon, assorti du bénéfice du doute au président sortant, Ali  Bongo à la suite d’une élection dont les résultats sont toujours contestés jusqu’à ce jour. Ce dernier assume depuis le 16 octobre 2009 la lourde charge des fonctions de président de la République par (défaut ?). Depuis sa prise de fonction, le Gabon de l’avis de nombreux observateurs, s’enfonce davantage dans un grand trou noir. Le pays traverse une phase très sensible de son histoire. La nation est sous haute tension. Les citoyens n’ont jamais été autant effrayés que présentement. En vue de conserver son fauteuil président Bongo fils, son PDG et alliés  entrainent le Gabon fatalement vers l’implosion. L’insécurité des biens et des personnes, la criminalité multiple, des assassinats impunis perpétrés à ciel ouvert, la dépravation tolérée etc.  La liste n’est pas exhaustive.

On relève régulièrement plus que par le passé, de graves atteintes à la liberté de la presse ; à la liberté d’opinion, de réunion ou de circulation, des interdictions flagrantes à l’endroit des partis politiques de l’opposition d’aller à la rencontre des populations ou de tenir leurs meeting dans les lieux publics, la pratique d’investigation inopinée d’écoutes téléphoniques, les interpellations régulières et arbitraires des leaders d’opinion. Toutes ces pratiques aux antipodes de celles d’Etat de droit, font aujourd’hui du Gabon un Etat policier. Le Gabon va mal, très mal, s’est d’ailleurs exclamé un Gabonais. Il est agonisant. En sept ans de magistère d’Ali bongo, le Gabon est devenu une République des promesses non tenues, de maquettes et d’effets d’annonces et de crimes tant économiques que rituels. Un pays où 95% de la population croupissent  dans la misère. Face à cette réalité, l’Exécutif montre une image très reluisante du Gabon à l’extérieur.

Comme de nombreux gabonais, le constat est le même. Le pays est visible pris en otage par des néo gabonais. Les hôpitaux publics manquent de tout ou presque, l’insalubrité du cadre de vie est visible, l’habitat resté sommaire pour les Gabonais dont 5000 logements par an toujours au stade utopique. Le manque d’eau et d’électricité pour tous, un système scolaire paralysé, dont 30% d’élèves sortent sans qualification et 60% échouent durant leur premier cycle universitaire. Autrement dit, l’école gabonaise, autrefois berceau d’un enseignement de qualité, est devenue l’ombre d’elle-même. Ces dirigeants  d’adoption ou d’origine sourds face aux préoccupations des populations, optent plutôt à la consolidation des mécanismes d’un régime autocratique, condescendant et méprisant à conserver coute que coute le pouvoir. Comme l’a signifié Olui Nzué Memine, conseiller municipal de Libreville et président du mouvement associatif MDR « cette situation est la résultante d’un pouvoir Exécutif en manque de politique de développement lisible et incohérente, de l’occupation des postes stratégiques de gestion d’un pays par les étrangers ».

Tar’Engongha

 

 

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