Ecouter…La voix des sages

Ecouter…La voix des sages

139
0
PARTAGER

Au moment où le Gabon entre de plus en plus dans un tourbillon qui risque de causer bien de dégâts, n’est-il pas mieux d’écouter la vois des sages. Dans la culture négro africaine, et donc gabonaise, le sage est une personne d’un certain âge, et qui est pétrie d’expérience de la vie. Une expérience acquise en se confrontant à d’autres et en trouvant des solutions même aux problèmes les plus complexes.

Dans la situation que traverse actuellement le Gabon, ces sages se sont exprimés. Ils s’appellent Jean Marc Ekoh, Bon Jean François Ondo, Paul Malékou, Emile Kassa Mapessi, Eloi Rahandi Chambrier, Kakou Mayaza, Timothée Nze Ekekang, et bien d’autres encore. Après avoir jeté un regard lucide et plein de sagesse sur la vie politique du pays, ils ont préconisé le dialogue, lequel est la voie de la sagesse.

Ont-ils été pris au sérieux ? Rien ne l’indique à ce jour au regard du cours que prend l’histoire du pays. Et pourtant, quoi d’insurmontable que de s’asseoir au tour d’une table et remettre les pendules à zéro. Ce qui reviendrait à s’accorder, en s’appuyant sur les textes de loi, sur certaines questions qui fâchent et qui peuvent conduire le pays vers des situations bien dommageables après avoir atteint le point de non retour.

Au-delà des appétits et des ambitions personnelles, le plus important n’est-il pas le Gabon ? La  principale pomme de discorde est actuellement la tenue du scrutin présidentiel du 27 août prochain. A ce propos, les Gabonais ne referont pas la roue. Il suffirait tout simplement que les règles du jeu soient déterminées de commun accord et  respectées. Une liste électorale fiable, toutes les opérations de vote effectuées dans la plus grande transparence, les résultats proclamés conformes aux choix des électeurs dans les urnes, une communication sans verrouillage, telles sont ces règles du jeu.

Les sages, ceux-là qui tiennent à s’en aller en laissant derrière eux, un Gabon où règnera la paix et la prospérité n’ont pas dit autre chose en appelant au dialogue entre forces vives du pays.

Norbert Ngoua Mezui

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE