Dialogue politique: et le principe d’un redécoupage électoral ethnique

Dialogue politique: et le principe d’un redécoupage électoral ethnique

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Le dialogue politique l’a clairement décidé. Unis comme un seul homme, PDG, opposants, et crypto-mogabistes l’ont adopté : le découpage électoral sera ethnique.

Le porte-parole de cette option n’est autre que Maganga Moussavou  qui explique le bienfondé des conclusions  des assises d’Angondjé dont cette dernière.  C’est ainsi qu’à la question posée par « l’Union » du 13 juin 2017 : « certains estiment que la question du redécoupage électoral  n’a pas été solutionnée et celui-ci demeure toujours inégal. Que leur répondez-vous ? ». Réponse de l’intéressé à ce dialogue : « la question est délicate car on se rend compte que le Gabon a une faible population, une diversité ethnique et une grande superficie. Le souci demeure donc dans la représentativité des ethnies. Pour régler le problème, on a jugé utile de donner à chaque groupe un député »

Que dit la constitution gabonaise à son chapitre « Des principes et des droits fondamentaux » : « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieux, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de 1’Etat ou à intégrité de la République sont punis par la Loi ; ».

En fait, ce n’est pas nouveau. La Coordination de l’Opposition Démocratique COD), dans les années 1990, se battait déjà  pour que le Gabon adopte le critère démographique comme critère de découpage et redécoupage électoral. C’eut été une véritable révolution. La majorité l’aurait emporté. Inadmissible pour Omar Bongo et  pour certains de ceux qui, hier, étaient ses collaborateurs. Ali Bongo se trouve dans la même situation que son prédécesseur. Peut-être même pire. Il sait qu’adopter le principe du critère démographique dans le redécoupage de la carte électorale neutralise le Haut-Ogooué comme la province de l’éternel ajustement en dernier recours des résultats électoraux.

Le Haut-Ogooué demeurera donc, aux prochaines législatives, l’habituelle « anomalie » qui renforce les chances du pouvoir  de conserver sa mainmise sur l’Assemblée Nationale. Quelle « avancée démocratique » !

S.M

 

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