Dialogue Politique : l’opposition à couteaux tirés

Dialogue Politique : l’opposition à couteaux tirés

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Maganga Moussavou et Ndemozo'o à couteau tiré.

Ambiance plus que délétère à Angondjé, où se déroulent en ce moment les travaux du dialogue initié par le chef de l’Etat Ali Bongo. L’opposition ne tombant pas d’accord sur le consensus, est prête à se diviser.

Phénomène assez rocambolesque, tout de même, entre les membres de l’opposition. Il y a d’un côté les membres appartenant à la galaxie Pierre Claver Manganga Moussavou, le leader de PSD et de l’autre, ceux appartenant à la galaxie René Ndemezo’o Obiang, le leader de Démocratie Nouvelle. En  principe, l’on avait pensé que cette opposition parlerait d’une même voix au cours de ses assisses d’Angondjé, que nenni.

Actuellement,  ces deux parties, ne trouvent pas de consensus sur certains points, notamment ceux de la limitation de mandat présidentiel, de l’élection ou pas du président de la Cour Constitutionnelle et le rôle du président de la  Magistrature suprême, que d’aucuns ne voudraient plus que ça soit, sous tutelle du chef de l’Etat. Sur le premier point, soulignons tout de même que la majorité, comme l’opposition sont tombées d’accord sur la durée du mandat présidentiel. Là où le bat blesse, c’est le nombre de mandats que celui-ci peut briguer. A noter que la constitution actuelle, ne tient pas rigueur, quant au nombre de fois qu’un président de la République voudrait renouveler son mandat.

Mais, puisque l’on parle de revoir les choses, il faut bien tout revoir. Le président du PSD, Pierre Claver Manganga Moussavou pense qu’il doit avoir une limitation des mandats présidentiels. Un souhait exprimé par tous les gabonais, afin de parvenir à une alternance au Gabon. Du côté de la galaxie René Ndemezo’o , on ne l’entend pas de cette oreillette. Ces derniers pensent qu’il faut laisser les choses en l’état. Il en est ainsi, de l’élection du président de la Cour Conditionnelle. Pour lui, le patron ou la patronne des lois, doit être nommé (e), par le chef de l’Etat. Tout le contraire de l’autre frange de l’opposition, représentée par Manganga Moussavou, qui pense qu’il doit avoir élection. Même combat pour le Conseil supérieur de la magistrature, dont les ‘’renéiste’’ souhaitent la continuité.

Autant dire qu’il n’y aura rien de nouveau à Angondjé. Et ce n’est pas évident que la date du 25 mai, comme fin des travaux, soit respectée.

Serge Du Palvier  

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