Dialogue avec Ali Bongo : Jean Ping « c’est non, c’est niet...

Dialogue avec Ali Bongo : Jean Ping « c’est non, c’est niet »

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Jean Ping/ DR.

C’est par un refus catégorique qu’a répondu Jean Ping à ses deux soutiens qui lui ont demandé de dialoguer avec Ali Bongo.

Cadre choisi pour répondre aux récentes demandes de ses soutiens politiques de dialoguer avec Ali Bongo: sa résidence du quartier  »Charbonnages », dans le premier arrondissement de Libreville. Cet après-midi, Jean Ping, a tenu à s’adresser à la Nation. Celui qui se considère toujours comme le président élu de la présidentielle du 27août dernier, n’est pas allé avec le dos de la cuillère: «J‘ai décidé de rester avec le peuple patriote et résistant, c’est pourquoi je persiste dans mon refus, et je le redis ici avec lui que c’est non, c’est niet» a d’emblée coupé court, Jean Ping, sur une possible rencontre avec l’actuel locataire du palais du bord de mer. Car estime Jean Ping, «il existe une différence entre un adversaire politique et l’ennemi de la République». Selon l’ancien président de la commission de l’Union africaine, Ali Bongo est un «ennemi de la République.» Et le natif d’Omboue de le  démontrer à sa manière: «Convaincu qu’il ne pouvait s’imposer à la tête de l’État que par ce coup de force, tant le peuple gabonais lui dénie toute prétention à diriger son destin», Ali Bongo, selon Jean Ping, a «étouffé dans un bain de sang dès la nuit du 31 août» le «choix historique» du peuple.

Quid de la suite du combat pour la «libération du Gabon»? Jean Ping rassure: «L’heure est venue pour faire le choix de la vie. L’heure est venue de nous libérer…Je vous demande de me croire, moi qui vous parle en connaissance de cause. Je vous dis que tout est possible pour la libération de notre pays. Et nous libérerons le Gabon

Dans sa stratégie de la «libération du Gabon», Jean Ping précise: «Que ceux qui s’impatientent sachent que dans le combat que nous menons tous ensemble, il y des étapes qu’il ne faut ni brûler, ni précipiter.» Avant de rassurer: «Peuple gabonais, je me battrai avec vous jusqu’à ce qu’Ali parte et il partira.»

Jean Ping n’écarte pas une éventuelle médiation internationale. Mais elle ne peut se faire que dans de la reconnaissance du verdict des urnes, a-t-il précisé.

Une sortie qui s’inscrit aux antipodes des assurances du pouvoir. Qui, au lendemain de la  fin du dialogue initié par Ali Bongo, estimait que le Gabon était enfin sorti de la crise sociopolitique qui le secoue depuis plusieurs mois.

Junior Samora Akoma

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