Les délires d’un fils Noutoume Emane: Simon, tais toi un peu

Les délires d’un fils Noutoume Emane: Simon, tais toi un peu

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Membre du groupe des Amis d’Ali Bongo qui a organisé une étrange conférence de presse le 28 juillet dernier, Simon Atangana Ntoutoume Emane a, à la différence des autres acteurs de ce vendredi, mis l’accent sur le rôle de son père dans l’opposition. Pourquoi le fils adoptif a-t-il tant tenu à parler de Jean-François Ntoutoume Emane ? Voulait-il solder de vieux comptes avec l’homme qui lui a tout donné ?

 »Simon Atangana Ntoutoume Emane sait que si sa mère n’avait pas été l’épouse de Jean-François Ntoutoume Emane, il n’aurait jamais eu la carrière qu’il a eue ; pourquoi tient-il tant à salir Jacky ? », s’indigne un cadre de Mfoulenzem. C’est dire si les propos tenus par Simon Atangana le 28 juillet dernier ont choqué plus d’un observateur de la vie politique. Alors que tous ses amis parlaient de Jean Ping en des termes peu amènes et annonçaient en fait la renaissance du Mogabo, un mouvement à la réputation sulfureuse, et leurs prochaines actions sur le terrain, Simon Atangana a voulu saisir l’occasion de cette sortie pour dézinguer son pater.  »La politique ne se fait pas sous le prisme familial »,  »j’ai dit non à mon père ; il est parti, moi je suis resté »,  »on peut être opposant et être juste ; or, mon père, comme ses amis actuels, se livrent à des déclarations de guerre »,  »comment peut-on, après avoir été à l’école d’Omar Bongo, un homme de paix, devenir des chantres de la division ? »  »je suis un Ntoutoume Emane et je l’assume ; je suis la preuve qu’on peut dire non à son père et suivre la voie de la sagesse ». En 2016, Simon Atangana avait déjà déclaré :  »Lui, c’est lui ; moi c’est moi ». Une déclaration accueillie de manière virulente…

 

Dans son fief et au-delà, les mots d’ordre de Jacky sont toujours suivis…

 

A Lalala et dans tout le 5ème arrondissement de Libreville, fief historique de Jean-François Ntoutoume Emane, la famille et les proches de celui-ci ne comprennent pas cette  »ingratitude » de Simon Atangana à l’égard de leur père et Doyen politique dont l’influence demeure grande dans la circonscription. En août 2016, faut-il le rappeler, le candidat Jean Ping y a obtenu près de 75% des voix. Un peu auparavant, lors des élections sénatoriales de 2015, l’opposition avait arraché les deux sièges de Sénateur de l’arrondissement, alors que le Parti démocratique gabonais (PDG) y disposait de la majorité. Les mots d’ordre de Jean-François Ntoutoume Emane y sont toujours suivis. A la lettre. Avec loyauté.

Lorsque le Mogabo, dans sa nouvelle formule, va repartir sur le terrain, comment va faire Simon Atangana pour emmener ses amis à Lalala ou à l’Hôtel Boulevard, l’adversité sur le terrain paraissant aussi forte ? Déjà, sur certains murs de Lalala, des jeunes révoltés par ses récents propos ont écrit :  »Simon Atangana, ingrat ». On ne s’attaque pas impunément à Jean-François Ntoutoume Emane, un monstre politique, un des derniers dinosaures de la politique nationale, sans conséquence… Le fils adoptif va avoir du mal à remettre les pieds à Lalala. Comme le 27 août 2016, où il n’avait pu exercer son droit de vote, les jeunes affirmant alors :  »le Camerounais qui a insulté notre Père Jacky ne votera pas aujourd’hui »… Un de ses jeunes frères de Lalala lui dit :  »Simon, tais-toi un peu » !

Junior Akoma

 

 

 

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