Accueil Politique Décisions de la Cour Constitutionnelle : l’émoi dans l’opinion nationale

Décisions de la Cour Constitutionnelle : l’émoi dans l’opinion nationale

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A nouveau, la Cour Constitutionnelle que dirige Marie Madeleine Mborantsuo, est  sur les écrans radars et fait l’objet de nombreuses critiques au sein de l’opinion nationale, tant pour certains, elle n’a fait que confirmer le coup d’Etat de la dernière élection présidentielle de 2016.

Si au nouveau de la majorité, c’est le silence total depuis  la sortie de la Haute Cour qui a dissout l’Assemblée nationale et appelé le gouvernement à mettre fin à ses fonctions, du côté de l’opposition, on n’est pas avare de  critiques.

 C’est le cas du groupe de 41 qui s’est fondu dans une déclaration le 30 avril dernier, quelques heures après la décision de la Cour Constitutionnelle. Pour ce groupe des partis politiques de l’opposition ayant décidé de prendre part aux élections législatives, les décisions de la Cour viennent mettre le pays dans «une impasse qui a ouvert la voie à une crise institutionnelle occasionnée par l’incompétence et l’amateurisme du régime». «Sur quelles bases légales et légitimes le président de la République pourrait-il former le prochain gouvernement si celui-ci n’est pas l’émanation des forces vives de la Nation. Le groupe que dirige David Mabadinga, a profité de cette occasion pour appeler le chef de l’Etat à «convoquer la classe politique, toutes tendances confondues, à une rencontre souveraine pour trouver, ensemble, les mécanismes de sortie définitive de cette crise multiforme et multisectorielle qui met en danger la paix sociale».

Du côté de l’opposition encore proche de Jean Ping, les décisions de la Haute cour n’ont fait que confirmer le coup d’Etat électorale perpétré lors de la dernière élection présidentielle. Pour les membres de la Coalition pour la Nouvelle République, ces décisions risquent de faire « perdurer, aggraver et accroître  l’incertitude sur le pays».

Quant à la Cour Constitutionnelle, pour sa présidente qui est à nouveau au devant de la scène après sa sortie, il n’y pas coup d’Etat institutionnel. « Il y a que le pouvoir de l’une des chambres, les élections n’ayant pas été organisée dans les temps, ses pouvoirs, les lui sont retirés ».   . Même si, elle s’est défendu que cela n’a pas été « une joie, mais une simple application des dispositions constitutionnelles», pour une certaine opinion, ces dispositions sont venues simplement renforcer les pouvoirs de l’actuel chef de l’Etat.

Aujourd’hui, l’Union Nationale, par la voix de son vice président, Casimir Oye Mba, fera  une déclaration importante sur la question. C’est dire si Mboransuo n’a pas provoqué à nouveau l’enlisement. 

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