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Décisions de la Cour Constitutionnelle : « c’est un coup d’état contre le peuple gabonais » dixit Casimir Oye Mba

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l’Union Nationale  la décision de la Cour Constitutionnelle. Pour lui, il fallait simplement que la Haute Cour fasse remarquer la vacance du pouvoir au lieu de dissoudre l’Assemblée Nationale et démettre le gouvernement de ses fonctions.  

Jusque-là, l’Union Nationale n’avait pas encore dit un mot sur la décision prise par la Cour Constitutionnelle. Celle de dissoudre l’assemblée nationale et, par la même occasion, mettre fin aux fonctions du gouvernement. Surtout que cette décision n’a fait que rallonger les pouvoirs du chef de l’Etat. Même si elle a transféré quelques prérogatives    de l’Assemblée Nationale au Sénat. Pour Casimir Oye Mba, la Cour Constitutionnelle a outrepassé ses droits. Pour le premier vice président de l’Union Nationale, il fallait simplement que la Haute Cour fasse remarquer la vacance de la deuxième chambre du parlement et non la dissoudre. «La cour Constitutionnelle aurait dû se limiter à constater la vacance de l’Assemblée nationale, et laisser à l’autorité qui en a la compétence constitutionnelle, le soin de révoquer le gouvernement et de prendre les mesures qui conviennent pour renouveler l’Assemblée nationale.

Pour Casimir Oye Mba, par cette décision, la CC n’a que confirmer le pouvoir d’Ali Bongo « En procédant comme elle a fait, elle instrumentalise l’impossibilité de contester ses décisions judiciaires au service d’une cause politique, à savoir : servir un pouvoir qu’elle a désigné et installé ».

Pourtant, estime l’homme politique, la CC au lieu de rallonger le mandat de la 12è législature, pouvait simplement annoncer un nouveau report. Surtout que ce report des élections, le gouvernement ne peut porter seul la responsabilité, sans le maitre des lieux, c’est-à-dire, le chef de l’Etat. «Il s’agit du déroulement d’un scénario concocté à l’avance, dont la Cour constitutionnelle connaît parfaitement les détails et les objectifs. Les retards du renouvellement de l’Assemblée nationale ne peuvent pas être imputables au seul gouvernement. La responsabilité première dans la non-tenue des élections législatives incombe à celui qui est au centre de l’édifice institutionnel, qui préside le Conseil des ministres et signe les décrets. Il se trouve qu’il est aussi le principal bénéficiaire de cette situation qu’il entretient», a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que «c’est un coup d’État contre le peuple gabonais, détenteur de la souveraineté nationale, mais désormais privé du droit de désigner ses représentants, notamment celui d’avoir à l’Assemblée nationale, une majorité qui pourrait déstabiliser le président».

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