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Décision n° 219/CC : un collectif des « femmes gabonaises » s’adresse à Mborantsuo

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Le collectif des femmes gabonaises s'adressant à Mborantsuo/©DR.

 Après que ces femmes aient été dispersées par la police ce jeudi 22 novembre non loin de la cour Constitutionnelle, dans le cadre d’une manifestation pour demander la démission de la gardienne des lois, suite à sa  décision n° 219/CC, qui donne droit au vice-président de la République  de convoyer et de présider des conseils des Ministres. Le Collectif a tout de même fait une déclaration à l’endroit des Marie Madeleine Mborantsuo.

 Mécontent de ce que la Cour Constitutionnelle ait ajouté un alinéa à l’article 13, justifiant l’indisponibilité temporaire du chef de l’Etat. Un alinéa qui fait également suite à la décision n° 219/CC  qui autorise le vice-président à présider un conseil de ministre, un collectif des « femmes gabonaises »  a voulu manifester devant le siège de la Cour Constitutionnelle, pour demander le départ de la patronne des lieux,  Marie Madeleine Mborantsuo. Si la manifestation n’a pu se tenir en raison d’une présence des force de l’ordre venues interrompre celle-ci, le collectif a tout de même tenu à s’adresser à travers une déclaration à Marie Madeleine Mborantsuo. Ces femmes disent adresser «  un message de salut », qui pourrait justifier que  «les femmes gabonaises aspirent à la paix et à la réconciliation nationale».

Pour ces femmes, la seule coupable du non-respect de l’état de droit dans le pays, de la démocratie et d’une véritable réconcilions, la présidente de la Cour Constitutionnelle, selon elle «première responsable du blocage depuis 27 ans de la démocratie dans notre pays», tout en lui indiquant qu’il est encore possible de le rentrer dans l’histoire.

  «Madame Mborantsuo, vous pouvez encore, aujourd’hui, faire marche arrière et éviter par vos décisions de faire sombrer le pays dans l’anarchie et la violence, en contraignant par votre entêtement le peuple à défendre sa souveraineté, la patrie et la Constitution, dans la stricte application de l’article 1 alinéa 21 de la Constitution du Gabon», «toute la République gabonaise a aujourd’hui les yeux rivés sur vous». «Si le Gabon bascule dans la violence, préviennent-elles, le peuple tout entier vous tiendra pour responsable de ce chaos. C’est pourquoi, nous avons décidé de venir vous porter ce message, de femmes à femme, de mères à mère. Madame Mborantsouo, faites une minute appel à votre conscience. L’histoire vous offre l’occasion unique de vous amender aux yeux du peuple gabonais dont vos prises de parti vous ont complètement décrédibilisée au poste de présidente de la Cour constitutionnel. Démissionnez Madame ! Et recherchons toutes ensemble la meilleure voie pour un retour à la cohésion nationale que notre pays n’a plus connue depuis les hold-up électoraux de 2009 et 2016.» ont –elles laissé entendre.

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