De parjure en parjure

De parjure en parjure

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Ainsi donc, les magistrats membres du syndicat national des magistrats ont eu raison du dernier conseil de la magistrature à l’issue duquel plusieurs nominations illégales ont été effectuées. Ils auraient obtenu du président du conseil supérieur de la magistrature, le gèle desdites nominations.

Il y a quelques mois, c’est l’ordonnance relative à la création des tribunaux spéciaux qui a été retoquée par la cour constitutionnelle sur une requête du barreau des avocats du Gabon.

Faut-il encore une énième preuve pour démontrer que celui qui a juré la main droite sur la constitution respecter la mère des lois, est loin du compte? Entouré des juristes, il est inconcevable que le chef de l’Etat appose sa précieuse signature sur des décisions qui sont systématiquement remises en cause.

Une attitude qui conforte son opposition politique qui estime que le pays est dirigé par des mateurs qui ont pris la fâcheuse habitude de tordre le cou à la loi. Pourtant, les mêmes gouvernants ne ratent aucune occasion, pour rappeler la stricte application de la loi aux opposants et autres citoyens lambda. Pourtant, aucune disposition légale n’autorise les gouvernants à marcher sur la loi. C’est à ce niveau qu’on peut soupçonner une complicité entre les institutions chargées de faire respecter la loi à tous les citoyens et le pouvoir établi. Ici, la justice gabonaise parait aux yeux d’une certaine opinion comme un appendice du pouvoir exécutif qu’il faut systématiquement utiliser pour neutraliser ceux qui ne sont pas du pouvoir. Au grand dam de la séparation des pouvoirs consacrée pourtant par la constitution gabonaise.

Alors même que l’état-civil de l’actuel chef de l’Etat est systématiquement décrié par une certaine opinion, à cause d’une kyrielle d’actes ne naissance dissemblables, documents qu’il a lui-même traités de «faux » sur une radio internationale, aucune juridiction ne s’est autosaisit pour que ce dernier prouve une bonne fois pour toute sa filiation avec Omar Bongo.  Une situation qui constitue un parjure car  aux antipodes de l’article 10 de la constitution gabonaise.

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Agreed. And I pray that if it is not too late already, that when we throw off the shackles very nearly lashing us down, we solve the problem for all time and never allow it to happen again! What a happy, enlightening and fulfilling time that will be!

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