Coupe d’Afrique des Nations Ali Bongo fier d’être médaillé à la place...

Coupe d’Afrique des Nations Ali Bongo fier d’être médaillé à la place des panthères

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Le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba.

Ainsi, en lieu et place des panthères du Gabon qui auraient pu permis à Ali Bongo d’avoir sa légitimité, en cas de bonne performance dans cette compétition, c’est plutôt Ali Bongo qui s’en sort récompenser avec une médaille.

Un autre président de la République aurait bien voulu que ce soit l’équipe de football de son pays qui soit à l’honneur, en remportant ce trophée et les médailles qui s’en suivent. Ainsi, il n’aurait pas accepté l’honneur qui lui a été réservé, avec le médaillé offert. Mais non, seul le bling-bling a toujours intéressé l’actuel président gabonais, qui a fièrement brandit sa médaillé. Nul doute que la victoire des Panthères importait peu Ali Bongo.

 Et  Issa Hayatou, le président à vie de la confédération africaine de football vient de confirmer ce que d’aucuns ont toujours pensé de lui depuis qu’il trône à la tête de cet organisme du football africain. C’est-à-dire ne penser aux pots de vin qu’il a toujours reçu de certains chefs d’Etat africain, qui pour se créer une légitimité de son peuple sont obligés d’utiliser l’argent du contribuable pour du plaisir, au lieu de l’utile.

Ce qu’a fait Issa Hayatou le dimanche dernier à l’occasion de la clôture de la coupe d’Afrique des nations, en décorant avant le début du match, Ali Bongo d’une médaille. Nul doute que cette reconnaissance est dû à la parfaite organisation de la 31è édition de la coupe d’Afrique National, qui a fermé ses portes à Libreville.

C’est dire si le président de la confédération n’a pas plus aimé le côté festif, que la réalité sur le terrain. Puisque à aucun moment, les joueurs et autres usagers n’ont eu de cesse de se plaindre de la qualité des installations, surtout à Port Gentil et Oyem. D’ailleurs, sur Canal plus, le présentateur de Soir de Can, Robert Brazza, l’avait également déploré. Le même constat a été fait au nouveau des aéroports, où les après l’épisode du Togo, tous vols internationaux se sont fait au niveau de l’aéroport de Libreville.

En claire, le constat fait ce que en terme d’infrastructures le Gabon n’était véritablement prêt, si l’on tient au rafistolage sur certaines installations. Et le président de la CAF était mieux placer pour le savoir. Lui qui avait souvent dépêché les experts de la CAF, pour les contrôles des infrastructures. Mais bon, Issa Hayatou a proféré le Gabon que d’autres pays, comme l’Algérie, qui sollicitait également organisation de cette édition.

Aussi, quel engoulement pouvait avoir une telle compétition dans un pays qui connait depuis pratiquement trois mois de crises dans la quasi-totalité des secteurs. Un évènement sportif que les gabonais ont eux même vomis, au point que  l’équipe nationale les Panthère en a payé les frais, car n’ayant aucun soutien de son peuple. Même au niveau des stades, l’engouement n’était pas à son comble. Au point que pour attirer cet engouement, l’on a été obligé de distribuer les billets gratuitement. A se demander  si la Caf, elle-même a pu réaliser son chiffre d’affaire ?

Ainsi en lieu et place des panthères du Gabon, l’équipe nationale de football, éliminée dès le premier tour de sa compétition, c’est Ali Bongo qui s’en est sorti avec une médaille.

Triste réalité.

Boris Biyoghe

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