Compte à rebours… et réalisme

Compte à rebours… et réalisme

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Des opposants à la Cenap

Il ne fait plus aucun doute que l’élection présidentielle aura lieu le 27 août 2016 prochain. L’heure est donc au réalisme et à la sérénité. Dans un camp comme dans l’autre, tout le monde a intérêt à ce que ce scrutin ait lieu dans un climat apaisé, la seule condition étant le respect des règles du jeu. La loi, rien que la loi. Tout ce qui se fera en dehors d’elle sera source de tensions et nul ne sait sur quoi pourront déboucher de telles tensions.

Ce respect de la loi doit commencer par la constitution  des dossiers de candidature. Le code électoral est clair et explicite à ce sujet. Y introduire de faux documents ou y ajouter des éléments complémentaires, serait synonyme de jeter de la poudre au feu, lequel couve déjà avec des charbons ardents.

Le même respect de la loi devra se traduire par la transparence au moment des opérations de vote. Tout gabonais en âge et à même de voter devra accomplir, sans entrave, son devoir de citoyen, et les non-Gabonais devraient s’abstenir, même s’ils ont été également inscrits sur la liste électorale. Là aussi, toute présence de ce genre devant les bureaux de vote risque d’être source de tensions.

Une fois le devoir accompli, les citoyens devront être rassurés que leurs choix seront respectés. Le dépouillement public des urnes, la transcription des résultats sur un tableau et la signature des procès verbaux ; tout ceci a été prévu par la loi, justement pour les rassurer.

La compilation des résultats au niveau de la CENAP et leur annonce sans une intervention inopinée et  inopportune du ministre de l’intérieur contribueront à apaiser le climat et à crédibiliser le vote.

Les quelques semaines qui nous séparent encore du jour du scrutin doivent donc être mis à profit par chacun d’entre nous pour cogiter sur ce que sera le Gabon au –delà du 27 août 2016 prochain. Ce sera bien dommage que d’aucuns n’envisagent que l’apocalypse, au lieu de rêver d’un pays meilleur.

Le réalisme voudrait à cet effet qu’on cesse avec les procès d’intention ou en sorcellerie de l’heure, et que l’on vienne aux fondamentaux de toute démocratie : le débat d’idées et la confrontation des projets des programmes.

 

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