Accueil Politique Commune d’Akanda : Grégory Laccruche Alihanga hostile à une session du conseil municipal ?

Commune d’Akanda : Grégory Laccruche Alihanga hostile à une session du conseil municipal ?

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Grégory Laccruche-Alihanga maire de la commune d'Akanda/©DR.

Elu à la tête du conseil municipal d’Akanda, le maire Grégory Laccruche Alihanga n’a toujours pas convoqué une session du conseil municipal, 7 mois après son installation. Une situation qui fâche certains, notamment le groupe de 11 conseillers municipaux de la coalition opposition RHM/UN, qui est d’ailleurs monté au créneau pour fustiger cette attitude.

Refus de tenir une session du conseil municipal, mépris envers les autres conseillers, notamment ceux de l’opposition, ou simplement une méconnaissance des textes en vigueur ? En tout cas, certains ne manquent pas d’épithètes pour qualifier l’attitude dont fait montre l’actuel président du conseil municipal d’Akanda.

En effet, élu à la tête de ce conseil en mars dernier, Grégory Laccruche Alihanga n’a toujours pas et ce depuis son installation, il y a 7 mois convoqué la tenue d’une session du conseil municipal. Toute chose inexplicable, alors que la quasi-totalité des conseils municipaux ont déjà tenu leurs assises. Certains avec le vote du budget ont même déjà entamé  initiatives liées au développement de leur commune. Ce qui n’est pas le cas pour la commune d’Akanda.

D’ailleurs, ce qui met de l’huile au feu, pour certains, c’est le fait que malgré l’absence de la tenue d’une session, le maire, effectuerait des dépenses, avec de l’argent des caisses de la commune. Toute initiative, qui serait aux antipodes de l’article 36, qui dispose que, « les conseils, arrêtent leurs programmes de réalisations économiques, sociales, culturelles et environnements, « autorisent la signature des marché et conventions après dépouillements, examen et sélection des dossiers par la  commission d’appels d’offres formée au sein  du conseil local ». Pour la convention TransAkanda ou encore le projet de terrassement au stade d’Angondjé et bien d’autres projets en exécution actuellement, il n’y a eu une concertation du conseil municipal, notamment pour examiner, sélectionner ou encore dépouiller les différents dossiers.

Les projets et autres concessions qui ont été effectués à Akanda, sont-ils l’œuvre d’un mécène ? Si oui, il y a toujours problème. Celui d’en informer le conseil de la collectivité locale qui en bénéficie. L’article 36 de la loi organique dispose par exemple que « les conseils des collectivités locales ont préalablement informés de tout projet devant être réalisé par l’Etat ou tout autre collectivité locale, ou organisme public sur le territoire ».

Face à un tel dysfonctionnement, le groupe de 11 conseillers a saisi le maire d’Akanda le 20 septembre dernier, pour une demande de rencontre entre le bureau du conseil municipal, à ce jour, « aucune réponse à cette correspondance, encore moins, un accusé de réception ».

Le groupe de 11 conseillers municipaux a donc décidé de saisir leurs collègues conseillers de la majorité afin de presser le président du conseil municipal de tenir une session.

Dans le cadre d’un nouveau refus, d’autres actions, qui conduiront à la tenue d’une session du conseil municipal y seront engées.

Rappelons qu’hier, jeudi 24 octobre, il a été interdit à Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et ses collègues de tenir leur conférence de presse dans l’enceinte de la mairie, justement en rapport à cette situation. Le portail fermé et les alentours surveillés par les agents de force de l’ordre. Pourtant, indique Ntoutoume Ayi, une demande avait été adressée à la mairie pour la tenue de cette conférence. C’est à son domicile privé, que l’opposant a finalement réuni la presse.

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