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CNR : Les coups de canifs dans l’unité du groupe ne démobilisent pas partisans du changement

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Chaque samedi pour manifester la résistance, il faut arborer un vêtement jaune/GMT.

La mobilisation observée lors du retour de Jean Ping à Libreville montre que les soutiens du leader de la Coalition pour la nouvelle République sont toujours aussi nombreux près d’un an après l’élection présidentielle. Il y avait en effet plusieurs milliers à aller dire  »Samba » au Président élu le 25 juillet dernier.

Pourtant, quelques fissures se font jour dans le mur… de la Coalition des forces du changement. René Ndemezo’Obiang, Makita Niembo, Mike Jocktane, Patrick Eyogo Edzang ont déserté les lieux de leur combat pour s’offrir à l’autre camp politique. David Mbadinga qui refuse de lutter contre Adrien Paul Ivanga Adjayéno ou de s’asseoir avec lui décide de faire sortir ce qui reste de sa branche UPG-L de la Coalition. Malgré ces  »départs », on se rend compte, à travers des  »manifestations populaires » comme celle du 25 juillet, que ces coups de canif dans la cohésion du groupe n’ont en rien entamé la détermination des partisans du changement. La Coalition pour la nouvelle République est debout, toujours debout, dans le pays comme à l’extérieur !

A l’extérieur justement, la Diaspora ne désarme pas, malgré les tentatives de déstabilisation orchestrées par René Ndemezo’Obiang. Rien n’y fait. Depuis septembre 2016, ils restent unis et solidaires. Si on en doutait, voilà un bel exemple de la détermination des Gabonais ! On connaît les faits d’arme de ces compatriotes déterminés à faire accepter la vérité des urnes. On en connaît aussi les plus récents. Dans le pays aussi, les lignes bougent. La volonté de ratisser encore plus large est manifeste. Les causeries de la Coalition font le plein. Les conflits sociaux dans l’administration entre le Gouvernement et les syndicats tendent également à renforcer la  »Coalition Jean Ping ». Une ville comme Port-Gentil a été paralysée pendant deux jours par les forces vives des partis politiques et des associations soutenant la Coalition. Tout cela tient aussi au fait que l’ancien Président de la Commission de l’Union africaine demeure déterminé, et sa pugnacité reste intacte.

L’exaspération populaire, la présence massive des populations lors des retours de Jean Ping de l’extérieur, auxquelles il faudrait ajouter l’action sur le terrain des partis et des personnalités comme Anaclet Bissiélo, Fabien Méré, Frédéric Massavala, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, Henrique Mamboundou et des autres donnent à penser que la Coalition et les populations ne sont pas près de baisser les bras, malgré la férocité des hommes en uniforme qui font un usage excessif de la force et malgré une  »justice aux ordres » toujours prête à jeter les partisans du changement en prison. Résultat des courses : le dialogue politique d’Angondjé n’a finalement rien réglé. Car, à la différence de la Conférence nationale de 1990 et aux Accords de Paris de 1994, les assises du Stade de l’Amitié sino-gabonaise n’ont réuni que les partisans d’un camp politique et quelques  »recrues » et les candidats 0%.

Pour de nombreux observateurs de la vie politique gabonaise,  »La Coalition pour la nouvelle République » est un bel exemple de détermination et de lutte pour la démocratie. Malgré quelques coups de boutoir, malgré les tentatives de déstabilisation qu’elle subit, la Coalition est debout.  »Ce n’est que par elle que viendra le changement attendu ».

N.T

 

 

 

 

 

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