Accueil Politique CND/Droit de passage du PM : les 1.500.000 FCFA qui fâchent

CND/Droit de passage du PM : les 1.500.000 FCFA qui fâchent

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Le siège du CND à Libreville (c)DR.

Depuis le passage du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale au CND, dans le cadre de la caravane d’explications des réformes multisectorielles initiées depuis 2017, le vendredi 17 mai 2019 dernier, la tension est à son comble  dans certains  états-majors de partis politiques. Ces derniers tiennent à  toucher leurs ‘’primes de présence’’.

Selon une source proche du dossier, une trentaine de partis politiques ayant pris part à l’Assemblée générale du Conseil national de la démocratie du 17 mai 2019 dernier, en présence du Premier Ministre, Julien Nkoghe Bekale, venu défendre les réformes engagées par son gouvernement, réclament le paiement de leurs primes de séance. Des réformes qui sont axées sur trois axes majeurs, à savoir : les réformes multisectorielles, les mesures prioritaires du gouvernement,  et le dialogue multidimensionnel et permanent.

Ces primes qui tardent à être reversées aux 65 formations politiques de la majorité et de l’opposition,  membres du CND,  s’élèvent à 1.500.000FCFA  par parti politique, selon nos informations. Un pactole que Séraphin Ndaot Rembogo tente de récupérer, en vain, depuis plus de deux semaines à la Primature. Face à ce retard de paiement, considéré par les ayants-droit comme un mépris,  un groupe de partis politiques vient de pondre une lettre salée aux relents de ’’menace de  cohésion sociale’’ au Premier Ministre,  pour que la facture soit urgemment réglée aux participants qui en avait fondé des espoirs en ce temps de vaches maigres.  La réaction des membres de la Coalition politique de Guy Nzouba Ndama, dont le leader avait pourtant boycotté de vive voix ladite cérémonie, en sortant de la salle juste après avoir écouté l’exposé du Premier Ministre, étaient revenus sur la pointe des pieds pour ne pas rater la manne promise aux participants.

Les missions dévolues au CND créé en 1996, sont entre autres, la consolidation de la démocratie pour le dialogue et la concertation permanente. Le CND est devenu, à l’issue du Conseil des ministres du 23 mai 2019 dernier à Libreville, une autorité morale consultative et permanente de dialogue et de concertation entre les acteurs politiques. Ainsi, le Président du CND,  jadis élu par ses Pairs, est désormais nommé par décret du Président de la République pour une durée de 4 ans, renouvelable une fois. Les autres membres du Bureau sont élus par leurs pairs et la durée de leur mandat passe de deux à quatre ans.

Mais peut-on consolider la démocratie en mettant en avant les intérêts financiers aux relents de corruption ? Là est toute la question.

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