Causeries politiques/ Coalition de l’opposition : Résistance, résistance et résistance

Causeries politiques/ Coalition de l’opposition : Résistance, résistance et résistance

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L'une des étapes des causeries animées à Libreville/pyramidmediagabon.

Samedi dernier, les six arrondissements de Libreville étaient envahis par la Coalition pour la Nouvelle République. Les ténors de ce regroupement de l’opposition, ont animé une série de causeries politiques en simultané.

Il était question pour ces ténors membres de la coalition pour la Nouvelle République, d’expliquer aux uns et autres, la stratégie consistant à faire partir Ali Bongo du pouvoir. Surtout que le leader de cette coalition, Jean Ping, tient mordicus à ne pas dialoguer avec l’actuel pouvoir. Ces causeries politiques ayant eu lieu au lendemain d’une mission de la Cour Pénale Internationale, l’opposition a réitéré son satisfecit quant à ces deux jours en terre gabonaise de la CPI.

Dans le sixième arrondissement de Libreville, notamment au quartier carrefour GP, c’est le Pr Mounlengui Boukouso, Radegonde Djenno et Frédéric Massavala, qui ont entretenu les populations. Après  le mot de bienvenue du coordonnateur d’arrondissement, Vincent Moulengui Boukouso, n’est pas passé par quatre chemins pour  dire tout le mal qu’il pense du pouvoir en place. Il a mis son temps à profit pour expliquer: qu’«il ne s’agit pas d’une causerie, pour une l’élection, mais faire état de la situation actuelle du pays.» Pour lui, la situation chaotique du pays est du fait de l’élection présidentielle. L’annulation des bureaux de vote du 2è arrondissement, la mascarade qui a eu lieu dans le Haut Ogooué et hold-up d’Ali Bongo sont  la cause de cette situation. «Face à une telle situation que faut-il faire», s’est il posé la question ? Pour lui, «il y a l’option de la violence  et celle de la non violence». Jean Ping a choisi l’option de la non violence, «donc la médiation au lieu d’un dialogue.»

Pour Radegonde Djenno, «le combat n’est pas fini, nous iront jusqu’au bout. Il nous faut continuer à nous organiser. Jean Ping avait gagné parce que, nous étions bien organisés». Quant à Frédéric Massavala, il est revenu longuement sur les précédentes élections auxquelles les Bongo ont toujours eu gain de cause. Mais pour l’ancien ministre, «2016, n’est pas 2009». Il en veut pour preuve, le blocus qui perdure dans le pays et le fait que jamais au Gabon, on a vu un jour l’arrivée d’une mission de la CPI. «Pendant toutes ces élections, le chien a aboyé, mais la caravane est toujours passée. Mais là la chien a aboyé, la caravane n’est pas passée», a-t-il dit.

Notons que pendant que cette causerie avait lieu au sixième, d’autres étaient également animées dans d’autres arrondissement de la capitale.

Enzo Noah 

 

 

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