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Bord de mer : ‘’les messieurs propres’’ du palais se déchirent par presse interposée

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C’est le moins que l’on puisse dire au regard des articles parus ces derniers temps dans la presse proche du pouvoir. Vraisemblablement, les collaborateurs d’Ali Bongo se livrent une guerre sans merci. Surtout, depuis que cette fameuse opération à tête chercheuse ( ?) dénommée ‘’Mamba’’ bat son plein. Du coup, certains au Palais du bord de mer, voulant se passer pour des ‘’messieurs propres’’, accusent,par presse interposée,d’autres de s’être enrichis illicitement. Mais quid des biens de ces ‘’messieurs propres’’ amassés à partir de 2009 ? Peuvent-ils honnêtement dire qu’ils les ont acquis avec leurs salaires de fonctionnaires ?

A ce jeu des accusations mutuelles  d’un même clan et d’un même camp politique, c’est tout un système qui est davantage fragilisé. Surtout depuis que quelques anciens ministres sont au cachot à ‘’Sans famille’’ et les dernières révélations de l’un d’entre eux sur le contrat hallucinant qui lui accordait des gains financiers scandaleusement faramineux, c’est toute la maison qui risque de s’écrouler. Car, il est impensable qu’un serviteur de l’Etat puisse gagner autant d’argent dans un pays où les besoins essentiels des populations sont rares. Depuis que cette affaire de 500 millions par mois est sur la place publique, on est surpris du silence d’un gouvernement qui se fait rarement discret quand il est pointé du doigt. Est-ce vrai ? Comme le dit l’adage : qui ne dit mot consent.

Pour sûr, d’autres révélations seront étalées à la face du monde, au rythme des accusations et des interpellations. Et les ‘’messieurs propres’’ pourraient s’avérer aussi sales que leurs ‘’amis’’ qu’ils livrent en croyant faire le vide autour du ‘’patron’’ et se faire une place au soleil.

Depuis son avènement, le camp politique d’Ali Bongo se réduit progressivement par une gestion calamiteuse des ressources humaines. Au sein du parti démocratique gabonais, la saignée qui a commencé depuis 2009 et qui a atteint le pic en 2015 avec la création d’un courant au sein du parti (Héritage et Modernité) qui s’est progressivement radicalisé, la saignée ne semble pas s’arrêter.«Le camp présidentiel se fissure chaque jour à cause de l’entourage du ‘’distingué camarade’’ qui croient lui rendre service, en faisant la guerre aux autres. Mais à ce jeu, c’est tout le système qui va tomber. On ne peut continuer à croire qu’on peut se maintenir au pouvoir par les armes, alors que les principaux soutiens d’Ali qui font le travail de terrain, sont systématiquement attaqués», s’est indigné un cadre du parti qui a requis l’anonymat.

Une situation qui réconforte l’opposition

JSA

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