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Les Bongo et le culte du mensonge

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Ali Bongo, lors de ses vœux aux gabonais/(c)internet.

Mentir ou faire de fausses promesses pour mieux régner. Telle semble être la politique de Bongo/PDG depuis un certain nombre d’années. Disons que c’est la même rengaine depuis que le vent de l’Est et la chute du mur de Berlin sont venus perturber la tranquillité des potentats installés à la tête de plusieurs pays d’Afrique.

Contrairement à l’époque du parti unique où ils entreprenaient de grands chantiers aux coûts faramineux, au point même parfois de pactiser avec le diable, à l’instar de ce chemin de fer construit au moment même où le réseau routier du Gabon n’existait que de nom, certains dictateurs africains continuent de dilapider l’argent public pour l’achat des consciences des leaders politiques, syndicalistes, des ONGs, voire des chefs religieux. Dans le but de conserver le pouvoir.

En plus de s’enrichir et d’enrichir leurs entourages, ils relèguent le développement des pays aux calendes grecques. Résultat : pas de routes, pas d’hôpitaux dignes de ce nom, écoles, collèges, lycées et universités empiriques, chômage galopant… La liste n’est pas exhaustive.

Sur le plan des libertés, les populations sont embastillées. Interdites de s’exprimer librement, surtout lorsqu’on ne chante pas les louanges du dictateur. Plus de 50 ans après les indépendances, nombre de pays africains pataugent encore dans le sous-développement criard, sans eau potable et sans électricité dans plusieurs endroits. Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui manquent.

C’est dire si culte du mensonge s’est instauré en programme de gouvernement chez nos dictateurs anciens et nouveaux. A chaque discours, comme à la bonne année, ils promettent monts et merveilles aux peuples. Pour ne rien réaliser à la fin.

Que de maquettes et autres éléphants blancs ! pauvre Afrique !

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