Attention au point … de non retour

Attention au point … de non retour

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Depuis bientôt 7 ans, des voix s’élèvent, ça et là, au Gabon, pour exiger un dialogue national entre forces vives du pays. Une exigence fondée sur le fait que,  trop de contentieux empêchent le pays à s’arrimer à l’attelage des démocraties modernes.

Dans ces dernières, il y a toujours un consensus entre les gouvernés et les gouvernants sur le droit et les lois que tout citoyen est tenu de respecter. La bonne gouvernance et l’Etat de droit en dépendent. Il en est de même de la solidité du tissu social.

Par contre,  dans n’importe lequel des pays,  lorsque le droit est bafoué et les lois piétinées, les gouvernés ne   se reconnaissent plus en les gouvernants  et le tissu social se fragilise, se déchire et se transforme  en lambeaux.

En d’autres termes, tout pays a besoin de dirigeants ayant l’onction du peuple. Et il n y a que les élections organisées, dans des conditions transparentes, qui garantissent cette onction. L’élaboration du fichier des électeurs,  la constitution des dossiers de candidature, le vote proprement dit, et la proclamation des résultats ; tout ceci doit se faire conformément au droit et à la loi.   Ce n’est que lorsque surviennent des irrégularités dans ce long processus que surviennent également des évènements qui peuvent être bien dommageables.

Dans la situation actuelle du Gabon, même s’il présente certaines carences, il existe déjà un fichier électoral avec des données biométriques. Les citoyens se préparent à accomplir leur devoir civique, celui de voter, le 27 août 2016 prochain. Entre temps, deux institutions détiennent   la clef de la transparence, la commission Electorale Nationale Autonome et permanente et la Cour constitutionnelle. Cette clef a déjà commencé à mal tourner. Et si les mauvaises manœuvres continuent, en lieu et place de la transparence, le pays risque d’entrer dans les ténèbres.

Cela n’arrive pas qu’aux autres. Bien de pays ont sombré dans la violence à cause des dérapages volontaires de certaines institutions chargées de gérer et réguler les processus électoraux. En Côte d’Ivoire  par exemple, on a vu le Président de la Cour constitutionnelle, un certain Yao N’dré, faire prêter serment à deux candidats qui réclamaient, chacun, la victoire à l’issue d’une élection présidentielle. Entre les deux cérémonies de prestation de serment   , il y eut 3000 morts, les stigmates et les plaies de cette situation restent marquants et vivaces.

 

 

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