Accueil Politique Assemblée nationale : Quand Faustin Boukoubi balade ses anciens collègues

Assemblée nationale : Quand Faustin Boukoubi balade ses anciens collègues

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Faustin Boukoubi Président de l'Assemblée nationale/©DR.

Le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi est désormais le sujet de conversation des députés de la 12e législature. Et pour cause : ils estiment que ce dernier leur aurait menti quant au règlement de leur arrières de salaires accumulés jusqu’à la fin de la précédant législature. L’affaire qui est inscrite dans le registre de la dette de l’Assemblée nationale, a fait l’objet d’une rencontre entre l’actuel président de l’Assemblée nationale et les parlementaires de la 12e législature. Rencontre au cours de laquelle le député de Pana avait pris l’engagement solennel de faire de la préoccupation de ses anciens collègues une priorité parmi les priorités de l’institution.

Le président de l’Assemblée, aux dires de certains anciens députés, fixait le paiement intégral de ladite dette avant les cinq (5) mois qui suivaient. Mais un an après, grande est la stupéfaction de ces anciens membres de la représentation nationale de faire le triste constat du mutisme éloquent dont fait montre leur collègue président. Faustin Boukoubi s’est finalement payer la tête des anciens députés. A ce qui ressort, d’autres démarches seraient envisagées par les plaignants, qui annoncent poser des actions plus fortes, pour faire entendre leur voix et emmener le président de l’Assemblée nationale à prendre au sérieux leur problème.

« La question qu’on se pose est de savoir si Boukoubi perd de vue que demain, lorsqu’il ne sera plus président de l’Assemblée nationale, il lui arrivera de se retrouver dans la situation qu’est la nôtre aujourd’hui », avance un député de la 12e législature visiblement excédé par l’attente, sans fin, le leurs arriérés de salaire.

Conséquence : Faustin Boukoubi est le sujet de conversations acerbes, au point de se demander si en donnant de fausses assurances aux anciens députés, le président de l’Assemblée nationale tient vraiment à sa dignité. A la Représentation  nationale, beaucoup sont les députés de l’actuelle législature qui émettent déjà de sérieuses réserves quant au traitement qui leur sera réservé sous le magister de « Tonton Mounene ». Un vieil adage bien connu sous les tropiques enseigne que : « lorsqu’on égorge la poule, le canard observe pantois, soupçonnant le même sort pour lui».

Une image peu reluisante pour les représentants du peuple.

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