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Après le rejet de la nouvelle requête de Jean Ping à la C.C. La ‘’Tour de Pise’’, fidèle à sa ligne

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En refusant, une fois encore, de dire le droit, la Cour constitutionnelle vient de prouver à la face du monde qu’elle demeure fidèle à sa logique : faire la volonté de la famille Bongo.

La Cour constitutionnelle, en refusant de recevoir dans le fond, la nouvelle requête des avocats de Jean Ping, prouve s’il en était besoin, qu’elle mérite assurément sa dénomination de ‘’Tour de Pise’’, fidèle à sa réputation. C’est-à-dire qu’elle ne penche que du côté de la famille Bongo.

Une occasion manquée pour cette Haute juridiction, de tenter de se réconcilier avec le peuple, au regard de son inclinaison à devoir chaque fois, lire le droit  sous un angle, qui ne fait la part belle qu’au seul pouvoir en place. En dépit des errements et autres violations flagrantes et avérés de cette loi, par le camp au pouvoir. La Cour constitutionnelle y compris. Comme l’atteste cette grossièreté de la Cour qui s’est fourvoyée, en publiant des résultats rendus publics par le juge, mais qui ne correspondent pas du tout avec ceux publiés au journal officiel. Du coup la question était de savoir avec quels résultats Ali Bongo avait-il été déclaré vainqueur de la dernière élection ?

Il est donc compréhensible que personne ne se faisait guère d’illusion sur le rendu de la Cour, lors de cette nouvelle saisine. Mais celle-ci se voulait être un symbole, pour démontrer le caractère républicain de leurs initiateurs. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, un proche de Jean Ping, avait d’ailleurs, fort à propos, tenu à préciser que la requête introduite par les avocats de Jean Ping ne visait pas à obtenir de la Cour constitutionelle qu’elle dise le droit, ni qu’elle rende justice au nom du peuple gabonais. Mais que cette requête constituait une autopsie des décisions rendues par les 9 juges de la Cour constitutionnelle du Gabon depuis la création de l’institution.

Sauf que de par ces comportements, la Cour et tous ceux qui y siègent ont perdu de leur valeur, si tant il est qu’ils en disposaient encore.

Serge Du Palvier   

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