Ali Bongo en plein mysticisme . Avec un mimétisme frisant le ridicule

Ali Bongo en plein mysticisme . Avec un mimétisme frisant le ridicule

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L’image a beaucoup fait jaser, celle d’Ali Bongo en Okoukoué du Ndjobi, c’était à Okondja, au cours de sa tournée de précampagne électorale, baptisée ‘’tournée républicaine’’. Elle confirmait ce qu’avait révélé un de se proches, à savoir que ce qui lui faisait beaucoup peur, et qui lui donnait des insomnies, ce sont ces images de Jean Ping, adoubé dans le Gabon profond, par les Okoukoué ou intronisé par certaines communautés, à l’instar de Mpongwé de Libreville. De telles images ont généré en lui une psychose tel qu’il a été obligé de demander aux initiés du Ndjobi d’en faire autant, mimétisme aveugle obligeant.

Il faut dire que plus superstitieux qu’Ali Bongo, tu meurs ! Il croit tellement au mysticisme qu’il s’est initié à la franc-maçonnerie au point de s’agenouiller devant un maître maçon, en dépit de son titre de Président de la République,  Chef de l’Etat ; au vaudou ; au rite pygmée ; et aussi au Ndjobi. Toutes ces initiations pour une seule personne !

La preuve que l’homme n’a pas les pieds sur terre et qu’il nage dans l’irrationnel. Ces derniers temps, il s’est même découvert une vocation de fervent Chrétien, lui qui est déjà Raïs, en tant qu’adepte d’Allah. On l’a vu récemment aller célébrer la fête de la Pâques à Oyem, avant de participer à un culte à la mission Baraka de Libreville.

Lorsque l’on est, en même temps, Grand maître maçon, Raïs musulman, adepte du Vaudou, initié des rites pygmée et Ndjobi ; Chrétien pratiquant, un tel syncrétisme mystico-spirituel permet-il d’avoir la lucidité pour diriger un Etat laïc ?

A Okondja récemment, il s’est transformé en Okoukoué du Ndjobi, histoire de faire comme Ping, lorsque ce dernier s’est retrouvé autour des siens dans les lacs et à Glass à Libreville. Seulement voilà, pour pénétrer et s’imprégner de ces rites initiatiques, il faut communiquer et communier comme Jean Ping avec les Galwa dans les lacs du Moyen-Ogooué, les Nkomi du Fernand-Vaz, les Orungu de l’Île Mandji, les Mpongwé de Libreville, et même les Ndzébi, les Punu et les Fang. Il l’a prouvé tout au long de son périple à travers le Gabon profond ; il peut donc, sans intermédiaire, pénétrer les milieux ésotériques gabonais et se faire adouber.

Quid d’Ali Bongo ? Ce dernier est le seul Chef d’Etat au monde qui ne parle aucune langue de son pays. A Bongoville, Okondja, Akiéné, Lconi, Mounana, Moanda, Bakoumba, Franceville et partout ailleurs dans le Haut Ogooué, les populations s’expriment particulièrement en téké, Obamba, Ndumu, Dzébi, Kota. Il ne parle, lui, aucune de ces langues. Dans les milieux ésotériques et initiatiques, la connaissance et le pouvoir se transmettent par l’intermédiaire desdites langues, et l’on ne peut s’adresser aux mânes en français ou en anglais. On se demande alors comment communique-t-il avec les siens au cours des séances de Ndjobi

La mise en scène d’Okondja n’était que du mimétisme et dégageait l’image d’un homme qui se cherche.

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