Accueil Politique Dialogue d’Angondjé : le feu couve au comité de suivi d’évaluation des...

Dialogue d’Angondjé : le feu couve au comité de suivi d’évaluation des actes du Dialogue Politique

PARTAGER
Minang Fils et Mboumba Nziengui/(c)internet.

Plus rien ne va au sein du comité de suivi d’évaluation des actes du dialogue politique. Entre non respect des actes d’Angondjé, absence du budget de fonctionnement et du siège du comité, l’opposition qui siège au sein de cette structure menace.

Plus de trois mois après sa mise en place, le comité de suivi d’évaluation des actes du dialogue politique organisé à Angondjé, il y a bientôt un an est en passe de connaitre des mouvements d’humeur. Les premiers à annoncer les couleurs sont les représentants des partis politiques de l’opposition ayant pris part au dialogue d’Angondjé et qui siègent au sein de ce comité de suivi.

Mathieu Mboumba Nziengui, Daladier Hubert Minang Fils et Thierry D’Argendieu Kombila, tous respectivement co-vices présidents et co rapporteur au sein de ce comité de suivi, ont dit à l’occasion d’une déclaration commune au siège de l’UPG, la non satisfaction des partis de l’opposition. Ils assimilent ce qui se passe à une violation de la constitution par le pouvoir.

Cela va du fait que les représentants de l’opposition estiment que leur participation au dialogue d’Angondjé a pu emmener le calme dans le pays. Ce, après les évènements malheureux qui ont paralysé le pays. Pour ce faire, ils ont décidé d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale, de ce qu’il pourrait arriver, si bien sûr, ils décident de jeter l’éponge. ‘’Nous ne pouvons pas cautionner cela, car ce qui se passe va à l’encontre de l’esprit consensuel d’Angondjé,’’ a dit Daladier Minang Fils à nos confrères de l’Union.

Pour les représentants de l’opposition, les coupables et responsables de cette supercherie, ne seraient autre que le parlement (Assemblée Nationale et Sénat). Aux dires des trois acteurs politiques, les deux chambres du parlement refuseraient d’appliquer les accords, qui, selon l’opposition modérée, ont emmené la paix dans le pays. A en croire Minang Fils, l’attitude du parlement vise à pousser l’opposition à prendre la porte du gouvernement et des autres institutions. Toute chose qui pourrait, toujours selon l’opposition modérée susciter des tentions dans le pays. Et de citer l’article 28 nouveau de la constitution qui dit que ‘’le gouvernement conduit la politique de la Nation, sous l’autorité du président de la République’’. Or, pour eux, ‘’en cas de cohabitation, seul le gouvernement devrait conduire la politique de la Nation et non le chef de l’Etat’’. Ce n’est pas tout.

S’agissant du fonctionnement du comité de suivi d’évaluation des actes du dialogue politique, si le comité traine les pas, ce n’est pas la faute des membres, mais du fait de l’absence du budget de fonctionnement. A ce jour, laissent entendre les plaignants, le budget n’est toujours pas disponible, pour preuve, les membres du comité de suivi n’ont jusqu’à ce jour pas encore reçu un kopeck des indemnités.

Quant au lieu des réunions, il pose également problème, puisqu’il s’agirait ni plus moins du siège du Parti Démocratique Gabonais. Un cadre de travail que boudent les partis de l’opposition, qui avaient souhaité voir les travaux du comité se dérouler dans un autre cadre que celui de Louis beaucoup plus neutre.

Chaud devant.

PARTAGER