Accueil International Zimbabwe : Constantino Chiwenga de général à Vice-président de la République !

Zimbabwe : Constantino Chiwenga de général à Vice-président de la République !

L'auteur du coup de force qui a conduit à la démission de Robert Mugabé, le 21 novembre dernier, est dorénavant le n°2 du régime d'Hararé. Neuf jours après avoir quitté l'armée, parce que, atteint par la limite d'âge, Constantino Chiwenga a tout d'abord été nommé, dès le lendemain, le 21 décembre, vice-président de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. Depuis ce 29 décembre 2017, il est devenu l'un des deux vice-présidents de la République du Zimbabwé. Beaucoup lui prévoient un bel avenir politique à ce stratège militaire...

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L'auteur du coup d'Etat a été nommé vice président/(c)internet.

Âgé de 61 ans, Constantino Chiwenga, général à la retraite (il est retraité depuis le 20 décembre), ancien chef d’état-major de l’armée, vient de recevoir un  »beau cadeau de fin d’année », la vice-présidence de la République ! Cet ami personnel du nouveau chef de l’Etat Emmerson Mnanangwa, est promu à ces hautes fonctions à tout juste sept mois de la prochaine élection présidentielle que va vivre le pays en juillet 2018.

Ce sera la première élection présidentielle post-Mugabé. Depuis 1987, tous les scrutins présidentiels se sont tenus avec Robert Gabriel Mugabe qui, désigné Premier ministre en 1980 de l’ex-Rhodésie du Sud, avait été élu président de la République sept années plus tard. C’était en 1987. Puis, il s’était imposé lors des scrutins de 1993, 1998, 2003, 2008 et 2013.

Beaucoup prêtent à l’actuel chef de l’Etat, qui sera âgé de 76 ans lors de l’élection présidentielle de juillet prochain, l’intention de solliciter un seul mandat, et de partir en 2023, pour faire place à Constantino Chiwenga, l’homme par qui est arrivé le départ de Robert Mugabé.

Kembo Mohadi, ancien ministre de la Sécurité de Robert Mugabé, est nommé, pour sa part, deuxième vice-président du pays. De nombreux observateurs affirment se réjouir de ces  »changements qualitatifs », et y voient le signe d’une volonté de réformer le Zimbabwé sur le plan politique, économique et stratégique.

N.T

 

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