Transport Urbain : les raisons de la galère

Transport Urbain : les raisons de la galère

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Depuis quelques jours déjà, les taxis bus et petits taxis de Libreville et de ses environs, régularisent leurs situations administratives.Ce qui ne fait malheureusement pas les affaires des usagers, pour qui, se déplacer est devenu un véritable parcours du combattant.

Après le communiqué paru le 21 août dernier au journal l’union, intimant l’ordre à toutes les personnes exerçant les activités de transport urbain entre autres, d’aller régulariser leurs situations administratives sous peine de sanctions, aujourd’hui, quasiment tous les taxis sont garés dans les administrations concernées, pour pouvoir être en règle. Entre expertise de véhicules et collage des numéros sur les taxis, tout y passe. « Normalement, cette opération s’effectue au mois de mars, mais faute de moyens, nous n’avons pas pu le faire plus tôt. Nous sommes obligés de le faire maintenant si nous ne voulons pas avoir des ennuis avec la municipalité. Et cela implique une cessation momentanée de travail pour être totalement en conformité avec la mairie », a expliqué un taximen.

Le fait que tous les taximen en particulier soient en règle, est une excellente chose. Mais que tous soient obligés de le faire en même temps est un véritable  casse-tête pour les usagers qui ne savent plus à quel Saint se vouer, pour pouvoir se déplacer et vaquer à leurs occupations tant professionnelles que quotidiennes. « Il est quasiment impossible de se déplacer en ce moment, du moins, quitter chez soi et espérer arriver à l’heure au travail. Si tu veux avoir la moindre chance d’avoir un taxi, tu es obligé de proposer. A croire que le transport revient plus cher en période de vacances que lors de l’année scolaire. C’est à n’y rien comprendre. Certains taxis préfèrent même circuler à vide comme pour vous narguer ou je ne sais quoi ! » a martelé un usager.

Le fait d’exiger aux taximen d’aller régulariser leurs situations administratives est  normal. C’est une manière, sans aucun doute, d’être en règle avec la société. Mais le fait que tous soient appelés en même temps à le faire, ne fait malheureusement pas les affaires des piétons, qui se sentent piégés dans cette situation. 

Daisy Ntongono

 

 

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