RDC/La force de la rumeur : Werra Son en exil forcé aux...

RDC/La force de la rumeur : Werra Son en exil forcé aux USA

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L’artiste Werrason/DR.I

Lorsqu’une rumeur se fait persistante, il est imprudent de la banaliser; elle peut cacher un fond de vérité, sinon révéler la vérité elle-même. Depuis environ trois mois, l’auteur-compositeur Werra Son, l’ami personnel du président Joseph Kabila et musicien congolais qui a le plus bénéficié des largesses présidentielles, séjourne aux USA. Il est parti au pays de l’oncle Sam, accompagné de trois musiciens de son orchestre WengeMusica-Maison-Mère, sous le prétexte d’aller assister à la collation de diplôme de son fils, inscrit dans une université américaine. Ceci n’est pas une rumeur mais un fait avéré.

 D’après la rumeur, à moins que ce soit une confidence faite par Werra Son à ses hommes de confiance, il se serait exilé aux States pour échapper à la vindicte de son ami de président. Ce dernier lui aurait versé une somme substantielle pour exécuter un sale boulot: éliminer par empoisonnement une personnalité politique très influente et adulée à Kinshasa. Le musicien aurait empoché l’argent pour ne pas contrarier le chef de l’Etat, sans la moindre volonté de passer à l’acte. Plutôt, il aurait prévenu la victime désignée du projet satanique de Joseph Kabila. La personnalité politique en question l’aurait remercié et largement récompensé, non sans lui conseiller de s’exiler au loin pour échapper  à des représailles certaines de son commanditaire.

Assassinats d’Etat

Beaucoup de gens à Kinshasa accordent du crédit à cette rumeur depuis que bon nombre de musiciens de WengeMusica-Maison mère, las d’attendre le retour de leur patron, sont allés voir ailleurs ou envisagent d’intégrer d’autres groupes musicaux. Ce qui est sûr, c’est que depuis le déferlement des Rwandais, spécialistes de l’empoisonnement par des poudres à base de feuilles indigènes  ou de poils de bêtes sauvages, dans les arcanes du pouvoir civil et militaire, les assassinats ciblées de personnalités politiques, militaires et de la société civile, considérées comme gênantes par le pouvoir central, sont devenus une pratique d’Etat. Du reste, les Congolais ont découvert que l’instinct barbare de Joseph Kabila, en seize ans de pouvoir, est de loin plus meurtrier que celui du tyran décédé Mobutu Sese Seko, en trente-deux ans de pouvoir.

Un autre musicien congolais de renommée, « Le général Defao », s’est vu contraint de fuir le pays il y a environ dix ans, pour se réfugier à Nairobi (Kenya), pour sauver sa peau des griffes des tortionnaires aux ordres de Joseph Kabila. En effet, Defao avait commencé à se répandre auprès des Kinois d’avoir connu le jeune Joseph Dar-Es-Salam, en Tanzani où il avait eu l’opportunité de se produire avec son orchestre. Joseph Kabila, qui avait l’air d’être son fan, était son chauffeur de taxi. Ce secret ne devait en aucun cas transpirer pour Joseph Kabila.

A cause de nombreuses liquidations physiques opérées sous son règne, nombre de partis de l’opposition et d’ONG attendent la chute de Joseph Kabila pour le traduire devant la CPI sous le chef de crimes contre l’humanité.

J.S.A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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